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Suite à la guerre en Ukraine, l’Allemagne est en train d’opérer un revirement stratégique majeur en matière de défense. Fin février, le chancelier Olaf Scholz avait promis 100 milliards d’euros d’investissements pour accroître les capacités de l’armée allemande, jugées trop faibles, et fortifier l’industrie militaire du pays. Après des semaines de négociations, la majorité et l’opposition ont trouvé en fin de semaine dernière un accord qui va permettre au gouvernement fédéral d’obtenir l’accord du Bundestag pour engager ces dépenses via un fonds spécial, qui sera financé sur la dette.

Alors que Berlin, qui va ainsi atteindre les 2% de son PIB investis dans la défense, entend devenir la première force militaire européenne de l’OTAN, toutes les composantes de la Bundeswehr devraient bénéficier de cet effort colossal. Y compris la marine et, derrière elle, les industriels allemands de la filière navale. Dans ce secteur, les grands acteurs sont TKMS, Lürssen, German Naval Yards, et dans une moindre mesure des chantiers comme Fassmer.

L’effort budgétaire au profit de la flotte allemande devrait d’abord se traduire par la confirmation et l’accélération des projets en cours, voire des réévaluations de cibles sur le plan quantitatif.

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