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Rendre plus difficile l’identification des unités de la flotte française par l’adversaire. C’est l’objectif d’une expérimentation que débute la Marine nationale, qui commence à masquer les principaux signes distinctifs de ses bâtiments de combat. Mer et Marine a, ainsi, constaté hier que l’une de ses frégates multi-missions (FREMM) basées à Toulon venait de subir d'inhabituels coups de peinture. Ses numéros de coque à la proue et à la poupe ont disparu, alors que son nom à l’arrière est masqué. Par beau temps et de près, comme c’est le cas ici avec les photos de Jean-Louis Venne, les puristes déduiront rapidement qu’il s’agit de l’Alsace. Car, même sans le D 656 noir et les lettres blanches bien visibles qui frappaient sa coque, c’est actuellement la seule FREMM disposant d’une mâture « taille de guêpe » stationnée dans la base navale varoise. Quand sa jumelle la Lorraine, qui va arriver du chantier Naval de Group de Lorient, aura rejoint Toulon et qu’elle aussi aura perdu nom et numéro, l’exercice sera plus compliqué. Et quand ces FREMM à capacité de défense aérienne renforcées (FREMM DA) disposeront toutes les deux de la même conduite de tir, l’identification n’aura plus rien d’évidente. Il en sera de même lorsque les autres FREMM, à l’image de la Provence et du Languedoc basés à Toulon et qui sont également extrêmement proches visuellement, seront à leur tour anonymisées. On imagine facilement la difficulté supplémentaire que cela représente en pleine mer pour un aéronef chargé de relocaliser et identifier les bâtiments, ce qui est déjà loin d’être facile selon la météo, la luminosité, la présence de brume et la distance.

 

© JEAN-LOUIS VENNE

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