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« Dans les dix ans qui viennent, notre enjeu le plus difficile, ce sera les ressources humaines (et) si c’est notre enjeu le plus compliqué, je ne peux pas me passer de la moitié de la population française ». A l’occasion du premier anniversaire de la mise en place du plan Mercator, l’amiral Christophe Prazuck, chef d’état-major de la Marine nationale, a redit sa volonté d’accentuer la mixité dans la flotte française. Alors que celle-ci compte 39.000 militaires et 3000 civils, l’objectif est de passer de 5000 à 7500 femmes sous dix ans. Soit une augmentation de 50%.

Pour mémoire, c’est au milieu des années 90 que la Marine nationale a commencé à se féminiser. Aujourd’hui, 14.7% des effectifs (9% embarqués) sont des femmes, près de 70 bâtiments, soit plus de la moitié de la flotte, ayant un équipage mixte. Une quarantaine d’officiers féminins ont à ce jour commandé une unité à la mer, certaines ayant accédé au grade d’amiral. Lancée en 2018, l’expérimentation de la mixité dans la sous-marinade se poursuit également, même s’il y a encore trop peu de candidates.

Pour faciliter le recrutement de jeunes femmes, le CEMM mise notamment sur « toutes les nouvelles mesures du plan Familles, qui doivent permettre d’améliorer la parentalité, c’est-à-dire les gardes d’enfants, les gardes d’enfants en horaires atypiques, les aides à domicile… » mais aussi le doublement des équipages sur certaines unités, comme les FREMM et PSP, qui offrent une meilleure visibilité sur les périodes d’embarquement des marins, ainsi qu’un travail sur les parcours professionnels. « Voilà un ensemble de mesures qui vont nous permettre d’augmenter notre taux de mixité dans la marine pour arriver je l’espère, en 2030, à 21% ».

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