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Le trafic portuaire de l’île de La Réunion retrouve des couleurs puisqu’il a recouvré, et même dépassé dans certains cas, son niveau d’avant la crise sanitaire. Fin juillet, le trafic global s’élevait ainsi à 3.5 millions de tonnes, « soit un niveau supérieur à celui atteint à la même période en 2019, qui rappelons-le, avait été une année record pour Port Réunion », souligne le Grand Port Maritime de La Réunion (GPMDLR). Pour ce qui est de conteneurs en particulier, le port a vu transiter sur les sept premiers moins de l’année environ 232.000 EVP, soit 90 000 EVP pleins en import/export, 75 000 vides et 67 000 conteneurs en transbordement.

S’agissant des conteneurs, à fin juillet, environ 232 000 EVP (équivalent vingt pied) ont transité par les installations portuaires, se répartissant entre 90 000 EVP pleins en import/export, 75 000 vides et 67 000 conteneurs en transbordement. Pour ces derniers, si la tendance se maintient, la prévision en fin d’année se situerait aux environs de 110.000 EVP, proche du record absolu de 2019 (111 000 EVP transbordés à la Réunion). « Sans nier les difficultés auxquelles toute la communauté portuaire réunionnaise doit faire face dans le contexte instable du transport maritime mondial, cet indicateur illustre l’attractivité constante de Port Réunion. Le flux important du trafic conteneurisé reflète par ailleurs l’effort mené par les compagnies maritimes pour enlever des conteneurs vides et ainsi désaturer les terre-pleins », souligne le GPMDLR, dont le troisième Conseil de surveillance s’est déroulé le 9 septembre avec une composition modifiée suite aux élections régionales et départementales. Ainsi, Huguette Bello et Jean-Yves Langenier y représentent désormais la Région et le Département en lieu et place de Dominique Fournel et Sergio Erapa.

Réuni dans sa nouvelle configuration, le Conseil de surveillance estime, au regard des chiffres et tendances des derniers mois, que ces résultats confortent la pertinence du Projet Stratégique 2019-2023 du GPMDLR : « Les décisions d'investissement prises depuis 2019 et concernant le Port Est commencent à se concrétiser. Un nouveau terre-plein de 2 hectares vient prendre la place du chantier des piles du viaduc de la NRL (Nouvelle Route du Littoral, ndlr). Les éléments d’une nouvelle grue mobile, polyvalente pour traiter aussi bien l’importation de biomasse que le conteneur, seront livrés début octobre. Pour que cet investissement de 5 M€ apporte immédiatement un complément d’offre aux lignes maritimes, une cinquantaine de dockers appartenant aux quatre principales entreprises de manutention portuaire seront formés en octobre pendant son assemblage grâce à un simulateur commandé par le Grand Port Maritime ».

Toujours au port Est, les travaux préparatoires à l'arrivée des deux nouveaux portiques sont engagés. Il s’agit de prolonger les rails et de réaliser les ancrages para-cycloniques.

Globalement, le dossier de la réorganisation et de la sécurisation du Terminal à conteneurs est chiffré à 27.8 M€. Il bénéficie d’un cofinancement européen du FEDER à hauteur de 15.6 M€.

En plus des opérations déjà lancées pour ce projet, le Conseil de surveillance a approuvé le 9 septembre un nouvel investissement. Il s’agit, pour 10.38 millions d’euros, de reconfigurer le terre-plein reefer qui accueille les conteneurs réfrigérés, branchés au réseau électrique. « Un terre-plein provisoire équipé de soixante prises raccordées à des groupes électrogènes permet depuis 2019 de mieux gérer les pointes de trafic. L'objectif est d'augmenter le nombre de prises (de 360 aujourd'hui à 500 à terme). Cela donnera un supplément d'attractivité au port, notamment pour certains flux en transbordement. Vu le déficit de surface du Terminal à conteneur, le nouveau terre-plein sera compact avec un stockage sur 3 niveaux.  Il sera plus sûr pour les agents du GPMDLR et des acconiers car ils utiliseront des passerelles pour accéder en sécurité aux conteneurs positionnés en hauteur. Le déplacement des prises actuelles libérera des espaces proches du bord à quai, ce qui améliorera la productivité des acconiers lors du traitement des navires ».

 

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