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Le mardi 4 janvier 2022, en soirée, un avion de patrouille maritime Atlantique 2 a été victime d’illuminations au laser alors qu’il s’apprêtait à atterrir sur la piste principale de la base aéronavale de Lann-Bihoué.

Dans l’incapacité de poursuivre son atterrissage, le pilote a dû interrompre son approche et se mettre en attente en altitude.

L’équipage a alors mis en œuvre les capteurs de l’avion, en particulier sa caméra haute définition jour/nuit, pour localiser très précisément l’origine de l’émission du faisceau lumineux. Il a ainsi pu identifier l’individu et enregistrer des éléments de preuve du délit. Encore en vol, les marins du ciel ont transmis ces éléments aux policiers du commissariat de Lorient, qui ont rapidement interpellé la personne malveillante et confisqué son matériel. Une plainte a été déposée et une enquête est en cours d’instruction par le personnel de la gendarmerie maritime.

Face à la recrudescence de ce type d’événements à l’encontre des aéronefs de la Marine nationale stationnés sur les bases aéronautiques de Lanvéoc, Lann Bihoué et Landivisiau, le commandant d’arrondissement maritime rappelle que le commerce et la détention de lasers sont strictement réglementés. Ainsi, posséder ou utiliser un laser de classe supérieure à 2 peut valoir une peine de 6 mois d’emprisonnement, assortie d’une amende de 7.500 euros. Au-delà de ces sanctions pénales, pointer un laser vers un avion en phase d’approche d’un terrain, c’est risquer de causer de graves et irrémédiables lésions oculaires aux membres d’équipage. En cas d’aveuglement complet des pilotes, le risque d’accident aérien est majeur.

Communiqué de la préfecture maritime de l'Atlantique, 08/01/22

 

 

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Défense