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Lors de son intervention télévisée, hier soir, le président de la République a annoncé que le budget alloué au ministère de la Défense serait le même en 2014 que cette année. François Hollande a, ainsi, arbitré en faveur de l’Hôtel de Brienne face aux projets de Bercy, qui militait pour une cure d’austérité significative à l’encontre des dépenses militaires. La mobilisation très forte du secteur de la Défense, ces derniers jours, fut sans doute déterminant, à commencer par la montée au créneau des parlementaires, dénonçant les risques de déclassement de la France sur la scène internationale. De plus, différents sondages ont montré que les Français étaient très attachés à leur armée et ne souhaitaient pas que ses moyens soient sabrés.

On notera, de plus, que le chef de l’Etat a indiqué que l’effort budgétaire, actuellement de l’ordre de 31 milliards d’euros chaque année, se poursuivrait non seulement sur 2014, mais aussi sur les quatre autres années de la prochaine Loi de Programmation Militaire (2014 – 2019). Il convient, bien entendu, de rester prudent et d’attendre les conclusions, en avril, du nouveau Livre Blanc sur Défense, qui fixera les orientations stratégiques du pays, et du vote de la future LPM, qui traduira ces ambitions en termes de moyens. Toutefois, même si des économies devront impérativement être trouvées, et que Bercy demeurera sans doute en embuscade, une importante bataille a été remportée par la Défense avec le positionnement public de François Hollande. Evoquant notamment l’intervention au Mali, le président a expliqué avoir « apprécié la qualité de notre outil militaire » et mis en avant « l’Independence » et « l’autonomie de décision »   qu’il procurait à la France, qui peut aujourd’hui « décider seule d’aller sauver un pays ». François Hollande a, par ailleurs, réaffirmé le maintien de la dissuasion nucléaire, qu’il « faut conserver et moderniser » a-t-il dit.

 

 

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