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Le groupe aéronaval (GAN) français, articulé autour du porte-avions Charles de Gaulle, poursuit sa mise en condition opérationnelle (MECO) en vue de son prochain déploiement en Méditerranée. A cette occasion, le bâtiment amiral de la flotte française ainsi que l’un de ses escorteurs, la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, ont effectué le 4 octobre, au large de Toulon, un tir de missiles surface-air Aster contre deux cibles évoluant à grande vitesse. Le porte-avions a tiré un Aster 15 et la FDA un Aster 30, qui ont tous les deux fait mouche et détruit leur objectif. Ce double tir, organisé avec le concours du Centre DGA Essais de missiles de l’île du Levant, a permis d’entrainer les équipages à la défense du groupe aéronaval, jusqu’aux tirs réels. Cet exercice avait également pour but de démontrer la capacité du GAN à se défendre efficacement, même dans un environnement contraint où un adversaire met en place une stratégie de déni d’accès et d'intervention, dont ici le brouillage des conduites de tir. 

 

Protection en trois couches principales

Développé par MBDA, qui le produit dans son usine de Selles-Saint-Denis (Loir-et-Cher), l’Aster a été conçu dès l’origine comme un missile anti-missile capable de détruire des cibles supersoniques antinavire manœuvrantes, à vol rasant et fort piqué final. Il peut dépasser la vitesse de Mach 4 et offre une portée d’environ 30 km pour la version Aster 15 et plus de 100 km pour l’Aster 30. Sachant que la combinaison des deux types, qui n’ont pas le même volume d’interception, est intéressante dans le cas d’une attaque multiple visant à saturer les moyens de défense. Ceux-ci ne reposent d’ailleurs pas que sur les missiles surface-air, si efficaces soient-ils. Comme d’autres marines, la flotte française s’appuie sur une stratégie d’autoprotection dite « multicouches », qui repose sur trois couches principales : le Hard Kill (missiles antimissiles, canons), le Soft Kill actif (brouilleurs) et le Soft Kill passif (leurres), chaque couche diminuant la « probabilité résiduelle » d’impact si la précédente parade

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