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La flotte de chasseurs de mines tripartites (CMT) de la Marine nationale ne compte plus que neuf unités opérationnelles suite au départ de la Cassiopée. Le bâtiment, basé à Brest, a été officiellement retiré du service actif le 1er juillet après 38 ans de carrière, au cours desquels il a selon l’état-major de la marine parcouru 75.000 nautiques, soit l’équivalent de presque 3.5 tours du monde et neutralisé 130 munitions pour 90 tonnes d’explosifs de guerre, essentiellement des engins datant de la seconde guerre mondiale.

La Cassiopée était le second des chasseurs de mines tripartites de la flotte française, qui a compté jusqu’à 13 unités de ce type dans ses rangs. Construite à Lorient, elle a été mise à l’eau en septembre 1981 et admise au service actif en mai 1984., rejoignant le premier CMT tricolore, l’Eridan, dont l’ASA avait été prononcée un le mois précédent.

Conçus pour la détection, la localisation et la neutralisation de mines, les CMT, longs de 51.4 mètres pour une largeur de 8.9 mètres et un déplacement en charge de 615 tonnes, ont une coque en composite amagnétique leur permettant d’évoluer dans les champs de mines. Armés par un équipage de 45 marins, dont une demi-douzaine de plongeurs démineurs, ils peuvent atteindre la vitesse de 13 nœuds, leur propulsion étant assurée par une ligne d’arbre principale avec hélice et deux gouvernails actifs également dotés d’hélices, auxquels s’ajoute un propulseur d’étrave.  

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