Aller au contenu principal

L’U36, sixième et dernier sous-marin du type 212A commandé par la marine allemande, a été baptisé le 15 mai au chantier HDW (TKMS) de Kiel. Le bâtiment a, ensuite, été mis à flot, en vue de son achèvement puis de ses essais, sa livraison étant prévue cette année.

Son aîné, l’U35, a rejoint la flotte allemande en 2012 et, en avril dernier, a signé à l’occasion d’un exercice aux Etats-Unis un nouveau record d’immersion pour un sous-marin à propulsion non-nucléaire. L’U35 est, ainsi, resté 18 jours sans faire surface ni utiliser son schnorchel pour faire tourner ses moteurs diesels. Cette performance est obtenue grâce au système de propulsion anaérobie (AIP) développé par HDW. Axé sur des piles à combustible, ce dispositif fournit l’énergie nécessaire à un moteur électrique de propulsion Permasyn conçu par Siemens.

 

 

75961 type 212a u36
© HDW

Le U36 lors de son baptême, le 15 mai 2013 (© HDW)

 

 

L’énorme avantage de ce système est d’offrir à un bâtiment conventionnel la possibilité de rester immergé sur une longue période, sans avoir besoin de revenir vers la surface pour recharger ses batteries. Certes, la vitesse est réduite à quelques nœuds, mais l’AIP diminue significativement la vulnérabilité du sous-marin en zone de combat.

 

 

75958 type 212a u33
© HDW

Le U33 (© HDW)

 

 

Version améliorée des quatre premiers

 

 

Longs de 57 mètres pour une largeur de 7 mètres, les deux derniers sous-marins du type 212A présentent un déplacement d’environ 1500 tonnes en plongée. Armés par un équipage de 28 hommes, ils disposent de six tubes de 533mm permettant la mise en œuvre de 12 torpilles lourdes DM-2 A4. Par rapport à leurs quatre aînés (U31, U32, U33 et U34), mis en service entre 2005 et 2007, les U35 et U36 sont un peu plus grands (1 mètre de long et 50 tonnes supplémentaires) et bénéficient de différentes évolutions. Ils intègrent, notamment, de nouveaux équipements (systèmes de communication, sonars, système de commande et de contrôle, mât optronique remplaçant le périscope), ont été adaptés pour embarquer des forces spéciales et sont « tropicalisés », afin d'être déployés en eaux chaudes.

Après le désarmement, entre 2008 et 2010, des 8 derniers sous-marins du type 206A, la flotte sous-marine allemande se concentre désormais uniquement sur les nouveaux modèles du type 212A.

 

75963 type 212a
© HDW

Sous-marin du type 212A (© HDW)

 

 

Beaux succès à l'export

 

 

En dehors de l’Allemagne, l’Italie a également opté pour ce type de sous-marin. Construits en transfert de technologie par Fincantieri, les deux premiers (Salvatore Todaro et Scire) ont été mis en service en 2006 et 2007, deux unités supplémentaires devant être livrées en 2015 et 2016.

Une version dérivée, spécialement conçue pour l’export, a par ailleurs été développée par HDW. Le type 214 a été choisi par la Corée du sud (9 exemplaires), la Grèce (4) et la Turquie (6). Enfin, une autre variante a été développée pour Israël, qui arme trois unités du type Dolphin depuis 1999/2000, trois bâtiments améliorés (Dolphin II) ayant été commandés à HDW pour être livrés d’ici 2017.

 

 

75964 type 212a  todaro
© FINCANTIERI

Le sous-marin Salvatore Todaro avant son lancement (© FINCANTIERI)

 

75966 type 214
© TKMS

Sous-marin du type 214 (© TKMS)

 

Aller plus loin

Rubriques
Défense
Dossiers
ThyssenKrupp Marine Systems - TKMS