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Articulé autour du Charles de Gaulle, le groupe aéronaval français a débuté un entrainement à la mer de 6 semaines en Méditerranée et Atlantique. Le porte-avions, qui a appareillé mercredi de Toulon, est entouré pour ces manoeuvres PEAN (Période d'entrainement aéronaval) de la frégate de défense aérienne Forbin, de la frégate anti-sous-marine Montcalm, du bâtiment de commandement et de ravitaillement Var (puis du pétrolier-ravitailleur Meuse), ainsi que d'un sous-marin nucléaire d'attaque. Le groupe aérien embarqué est, quant à lui, constitué de 8 Rafale Marine, 7 Super Etendard Modernisés (SEM) et deux Hawkeye. Du 6 au 8 juin, le groupe aéronaval (GAN) de la Marine national mènera un exercice de lutte antinavire Exocet, avec le renfort de la frégate antiaérienne Jean Bart, dotée de son nouveau radar SMART-S, ainsi que des frégates furtives Surcouf et Courbet. Le Forbin (© : MARINE NATIONALE) Le Montcalm (© : MARINE NATIONALE) Le Jean Bart avec son nouveau radar (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE) Le Surcouf (© : MARINE NATIONALE) Le Courbet (© : MARINE NATIONALE) Un SNA du type Rubis (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE) Le Var (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE) La Meuse (© : MARINE NATIONALE) Manoeuvres dans le sud-ouest avec l'armée de Terre et l'aviation La flotte participera ensuite à l'entraînement interarmées Mojito, qui se déroulera du 11 au 14 juin. Organisé par la 11èmeBrigade parachutiste, et engageant principalement le 1erRégiment de chasseurs parachutistes de Pamiers, ce vaste entraînement de l'armée de Terre intègrera les avions du groupe aérien embarqué en appui-feu des troupes au sol. « S'entraîner à la projection de puissance vers la terre depuis le porte-avions nous permet de focaliser nos efforts tactiques sur le soutien aérien rapproché, la reconnaissance et les opérations aériennes combinées, ou encore la récupération et le sauvetage au combat »,explique le contre-amiral Coindreau, commandant la force aéromaritime de réaction rapide et du GAN. Mojito sera aussi l'occasion pour la Marine nationale de travailler avec une dizaine d'aéronefs de l'armée de l'Air et un groupe du commando parachutiste de l'air (CPA 30), ces derniers étant embarqués pour l'occasion à bord du Charles De Gaulle. Le pont d'envol du Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE) Rafale Marine à l'appontage (© : MARINE NATIONALE) SEM au catapultage (© : MARINE NATIONALE) Hawkeye (© : MARINE NATIONALE) Exercices avec les Espagnols, les Marocains et les Américains Après ces manoeuvres, le GAN rejoindra les côtes ibériques pour un exercice avec la marine et l'armée de l'Air espagnoles, avec une escale à Carthagène, la première dans ce port pour le Charles de Gaulle. Après le passage de Gibraltar vers le 24 juin, le groupe aéronaval rejoindra ensuite le Maroc et s'entrainera au large de Rabat avec les forces armées marocaines, une campagne de tir air-sol au profit des avions du groupe aérien embarqué étant notamment prévue. De retour en Méditerranée, le Charles de Gaulle et son escorte devraient, enfin, rencontrer le groupe du porte-avions américain USS Eisenhower. « C'est entre autres grâce à des déploiements réguliers d'une force à la mer significative du type de PEAN que le GAN se maintient au plus haut niveau opérationnel. Non seulement ces manoeuvres permettent d'entretenir et de développer les interactions interarmées et la coopération avec des forces armées alliées, mais c'est aussi une nécessité pour garantir de pouvoir fournir, sous faible préavis, une capacité opérationnelle significative n'importe où dans le monde » , rappelle le contre-amiral Coindreau. Le Charles de Gaulle avec un porte-avions américain (© : MARINE NATIONALE)

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