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Le bâtiment de projection et de commandement Tonnerre, ainsi que la frégate Georges Leygues, ont participé le 26 mars à l’exercice Cèdre Bleu au Liban. Ces manœuvres ont impliqué un débarquement de forces françaises et libanaises dans la baie de Jounieh, au nord de Beyrouth. Le groupe tactique embarqué, composé de 200 légionnaires et d’une cinquantaine de véhicules de la 6ème brigade légère blindée, a été projeté par le Mistral, qui a mis en œuvre son engin de débarquement amphibie rapide (EDAR) et ses deux chalands de transport de matériel (CTM), ainsi que les hélicoptères présents à bord (deux Gazelle et un Puma de l’armée de Terre, une Alouette III de l’aéronautique navale). Les Forces Armées Libanaises ont, pour leur part, engagé une section mécanisée équipée d’engins chenillés M113, deux sections d’infanterie aéromobile avec trois hélicoptères UH-1Huey et deux Gazelle, les engins de débarquement d’infanterie et de chars (EDIC) Sour et Damour et une cinquantaine de commandos marine avec leurs embarcations. Un avion CESSNA et trois patrouilleurs complétaient le dispositif de surveillance. L’opération s’est déroulée en trois phases : reconnaissance et sécurisation de la zone de débarquement, projection simultanée des troupes et véhicules de chacun des groupes amphibies - simultanément par hélicoptère et par voie nautique - et neutralisation de deux positions défensives adverses.

 

 

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© EMA

Opération de débarquement (© EMA)

 

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© EMA

Opération de débarquement (© EMA)

 

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© MARINE NATIONALE

Débarquement d'un VAB depuis un EDAR - archives (© EMA)

 

 

« Dès l’arrivée des bâtiments de combat dans l’aire des opérations amphibies, le raid de commandos a été déclenché, appuyé par les hélicoptères d’attaque des deux pays. Une fois la zone sécurisée, les engins de débarquement français et libanais ont rallié la plage pour projeter ensemble les troupes et les véhicules en une seule vague. La séquence s’est achevée par un assaut héliporté sur les deux objectifs adverses. Durant toute la manœuvre, le Georges Leygues s’est tenu prêt à assurer un appui feu canon de la mer vers la terre, guidé par un officier de l’armée de terre depuis l’Alouette 3. Les cent-trente-trois officiers-élèves, embarqués pour leur période d’application à la mer, ont participé aux différentes phases de cet exercice amphibie bilatéral ; ils ont été insérés au sein des structures de planification et de conduite du Tonnerre, en passerelle, en batellerie ou dans le radier. Concentrant la manœuvre amphibie dans une phase ramassée, la démonstration aura duré une heure, sous l’œil de Monsieur Patrice Paoli, ambassadeur de France au Liban, des plus hautes autorités militaires libanaises et d’une centaine d’invités, installés dans une tribune en contrehaut. A l’issue, les légionnaires ont présenté aux autorités le système de combat FELIN (fantassin à équipements et liaisons intégrés) et le VAB Ultima, dernière génération améliorée du véhicule de l’avant blindé. La réussite de cet exercice témoigne du niveau de coopération militaire franco-libanais et de l’aptitude des deux pays à mener ensemble des opérations amphibies combinées », explique l’Etat-major des Armées.

 

 

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© EMA

Le BPC Dixmude lors de Cèdre Bleu 2012 (© EMA)

 

 

C’est la seconde fois que le groupe amphibie français, déployé chaque année dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc, participe à Cèdre Bleu, dont la première édition s’est déroulée l’an dernier avec le BPC Dixmude et la frégate Georges Leygues. Pour mémoire, la France entretien des relations très étroites avec le Liban, ancien protectorat tricolore situé dans une zone très sensible, avec pour voisins des pays comme la Syrie et Israël. Elle est notamment engagée au sein de la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), qui implique l’armée de Terre mais aussi la Marine nationale à certaines périodes. Si celle-ci ne fait plus partie du volet maritime de l’opération depuis 2009, au moins un bâtiment français est régulièrement déployé dans cette région. C’est le cas actuellement de la frégate antiaérienne Jean Bart, dont les puissants radars permettent de surveiller l’activité dans la zone. Quant au Tonnerre et au Georges Leygues, qui constituent cette année le groupe Jeanne d’Arc, ils ont à l’issue de Cèdre Bleu repris la mer en direction de la mer Rouge via le canal de Suez.

 

 

La frégate Jean Bart (© MER ET MARINE)

 

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© MARINE NATIONALE - S. CHENAL

Le groupe Jeanne d'Arc, ici avec le ravitailleur Meuse (© MARINE NATIONALE)

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