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L’USS Gerald R. Ford (CVN 78), premier des porte-avions américains de nouvelle génération, a mené le 18 juin en Atlantique ses premiers essais de résistance face à des explosions sous-marines. Ce qui a donné lieu à des prises de vue impressionnantes où l’on peut voir sous plusieurs angles une puissante déflagration et la gerbe consécutive s’élever plus haut que le bâtiment, à quelques centaines de mètres seulement de lui. L’objectif de ces essais FSST (Full Ship Shock Trials), courant pour des bâtiments de combat, généralement au moins un dans chaque série, visent à tester la résistance de la coque et des systèmes embarqués face au violent choc d’une explosion sous-marine.

 

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© US NAVY

(© US NAVY)

 

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Tête de série du programme des nouveaux porte-avions à propulsion nucléaire du type CVN 21, l’USS Gerald R. Ford, construit par le chantier Huntington Ingalls Industries de Newport News, a été officiellement mis en service en 2017 au sein de l’US Navy. Mais il n’est toujours pas opérationnel, le bâtiment ayant fait face à d’importantes difficultés technique et dans la mise au point de nouveaux équipements. C’est le cas par exemple de ses nouvelles catapultes électromagnétiques (EMALS) qui ne donnent toujours pas satisfaction. Il a également fallu gérer un important souci au niveau des monte-charges à munitions alors que le porte-avions a aussi manifestement souffert de lacunes quant à l’intégration des avions de combat catapultés F-35C. Après une nouvelle série de 18 mois d’essais, notamment aéronautiques, qui s’est achevée en avril, l’USS Gerald R. Ford terminera cet été sa campagne FSST puis entrera pour six mois en arrêt technique, un chantier durant lequel il bénéficiera d’opérations de maintenance mais aussi d’interventions liées à sa mise au point et l’intégration de nouveaux systèmes. Pour l’heure, il n’est pas prévu que le bâtiment réalise son premier déploiement opérationnel avant 2023 ou 2024, au lieu de 2018 comme initialement prévu lors de sa mise en chantier en 2009. Depuis, les retards et surcoûts se sont accumulés, le coût du bâtiment étant passé de 8 à plus de 17 milliards de dollars (dont 4.7 milliards de coûts de développement) entre 2008 et 2018.

Long de 333 mètres pour une largeur maximale de 78 mètres et un déplacement d’environ 100.000 tonnes en charge, l’USS Gerald R. Ford est conçu pour atteindre la vitesse de 30 nœuds. Armé par 4600 marins, il disposera d’un groupe aérien constitué de 70 avions, hélicoptères et drones, dont le nouveau F-35C.

 

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© US NAVY

L'USS Gerald R. Ford (© US NAVY)

 

Des réflexions ont lieu actuellement aux Etats-Unis quant au format de la flotte de porte-avions, notamment la possibilité de limiter le nombre de bâtiments lourds comme le Ford, mais de les compléter avec des porte-avions « légers ». Trois autres Ford ont pour le moment été commandés. L’USS John F. Kennedy (CNV 79) a été mis à l’eau en décembre 2019 et doit être livré à partir de 2022. Suivra l’USS Enterprise (CVN 80), qui a vu sa construction débuter en août 2017 en vue d’une entrée en flotte en 2028. Quant au quatrième de la série, l’USS Doris Miller (CVN 81), il a été commandé début 2019 et doit intégrer l'US Navy en 2032. Les CVN 79, CVN 80 et CVN 81 remplaceront les USS Nimitz (CVN 68), USS Dwight D. Eisenhower (CVN 69), et USS Carl Vinson (CVN 70), opérationnels depuis 1975, 1977 et 1982. 

A ce jour, l'US Navy compte dix porte-avions opérationnels. 

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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