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Airbus Helicopters a dévoilé les premières images de la tête de série des six H160 que la Marine nationale va louer pendant dix ans dans le cadre de sa flotte intérimaire d’hélicoptères. Comme nous l’indiquions le 14 janvier, cet appareil flambant neuf, assemblé à Marignane, a débuté ses essais en vue d’une livraison au printemps à l’aéronautique navale. Le second appareil de ce type devrait être également opérationnel cette année et les quatre autres en 2023.

 

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© AIRBUS HELICOPTERS

(© AIRBUS HELICOPTERS)

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© AIRBUS HELICOPTERS

(© AIRBUS HELICOPTERS)

 

Ces six machines sont louées dans le cadre d’un contrat conclu fin 2019 par le ministère des Armées avec un consortium réunissant Airbus, Babcock et Safran.

Il s’agit de la version civile du H160, modifiée pour répondre aux besoins de la Marine nationale en matière notamment de surveillance et de sauvetage en mer. En plus d’un treuil, ces six H160 vont être dotés de différents équipements spécifiques, dont des communications militaires et une boule optronique Euroflir 410 de Safran, dont les données seront présentées à un opérateur sur une console écran large située dans la cabine. Celle-ci pourra également être aménagée pour des missions sanitaires, avec un mur médical et la possibilité d’accueillir un brancard. Les appareils seront aussi pourvus de plaques de blindage. L’intégration des capacités de missions est assurée par Babcock sur son site de Cannet-des-Maures, dans le Var.

Ces hélicoptères seront mis en œuvre par la flottille 32F, qui va être réactivée pour l’occasion. Cette unité de l’aéronautique navale avait été mise en sommeil en 2016 suite au transfert à l’armée de l’Air de ses deux derniers appareils (des EC225 qui avaient temporairement assuré à partir de 2010 la relève des anciens Super Frelon). La 32F sera basée à Lanvéoc-Poulmic, en rade de Brest, mais ses six appareils seront répartis en trois lieux. Trois seront stationnés à Lanvéoc, un à Cherbourg (Maupertus) et deux à Hyères, près de Toulon.  

Ces machines vont permettre de remplacer les Caïman Marine sur certaines missions, à commencer par le sauvetage en mer, pour permettre aux hélicoptères de combat (la marine a réceptionné son 27ème et dernier Caïman en décembre) de se concentrer sur leur mission principale : l’embarquement sur les frégates du type FREMM et le porte-avions Charles de Gaulle.

Les H160 FI vont former avec les douze Dauphin N3 loués à DCI et Héli-Union la flotte intérimaire d’hélicoptères de la marine. Une composante de transition qui permettra d’attendre l’arrivée, à partir de 2029, des futurs Guépard Marine (version militaire du H160) appelés à succéder aux Alouette III (dont les dernières seront retirées du service cette année), puis aux Dauphin et Panther de l’aéronautique navale.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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