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Un temps envisagé dans le cadre du défunt projet des bâtiments de surveillance et d’intervention hauturiers (BATSIMAR), qui sera finalement scindé en deux séries de patrouilleurs, le remplacement des frégates de surveillance du type Floréal devrait faire l’objet d’un programme spécifique.

Des unités taillées pour les grands espaces ultramarins

Construites par les chantiers de Saint-Nazaire, Naval Group (ex-DCNS) s’étant chargé de l’installation et de l’intégration des équipements militaires, les six Floréal ont été mises en service entre 1992 et 1994. Elles sont toutes basées Outre-mer : le Floréal et le Nivôse à La Réunion, le Ventôse et le Germinal aux Antilles (Fort-de-France), le Prairial en Polynésie française (Papeete) et le Vendémiaire en Nouvelle-Calédonie (Nouméa). Longs de 93.5 mètres pour une largeur de 14 mètres et un déplacement en charge de 2950 tonnes, ces bâtiments hauturiers ont été spécialement conçus pour patrouiller dans les vastes espaces ultramarins, avec une autonomie très importante (10.000 milles à 15 nœuds et 50 jours sans ravitaillement). Armées par un équipage de 100 marins, y compris le détachement aéro, ces frégates disposent de moyens leur permettant de conduire des opérations de police de pêches, de lutte contre les trafics illicites, la piraterie et le terrorisme, tout en pouvant être engagées dans des opérations humanitaires. Pouvant embarquer un hélicoptère (jusqu’à 9 tonnes), avec habituellement un Panther ou une Alouette III, elles ont perdu leurs missiles antinavire Exocet MM38, arrivés en fin de vie et que la marine n’a pas remplacés, considérant que ces unités ne seraient pas engagées dans des zones de combat de haute intensité. Les Floréal ont en revanche été modifiées pour pouvoir mettre en œuvre les embarcations des commandos marine. Leur armement est aujourd’hui limité à la tourelle de 100mm, à deux canons de 20mm et à des mitrailleuses,

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