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Bien connu pour ses magnifiques clichés aéronautiques, le photographe Anthony Pecchi a eu l’opportunité, le 10 décembre, de réaliser un shooting des trois avions de guet aérien embarqués E-2C Hawkeye de la Marine nationale. Des appareils qui appartiennent à la flottille 4F, basée à Lann-Bihoué, près de Lorient, et qui volent très rarement ensemble. La dernière fois, c’était en 2009, précise l’aéronautique navale.

 

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© ANTHONY PECCHI

(© ANTHONY PECCHI)

 

Diaporama orphelin : container

 

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© ANTHONY PECCHI

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La Marine française est la seule en dehors de l’US Navy à employer l’E-2C Hawkeye dans une application embarquée, pour laquelle il a été spécialement conçu par les Américains. Cet avion radar est chargé d’assurer la surveillance et le contrôle aérien à longue portée autour du porte-avions Charles de Gaulle. Il accompagne également les avions de combat dans leurs opérations contre des cibles terrestres ou maritimes. Il assure alors un relais de communication avec le porte-avions ou un état-major à terre, ainsi que la coordination de la chasse, la conduite des avions de combat vers des ravitailleurs ou encore la fonction d'alerte en cas de tentative d’interception par des aéronefs hostiles. Un Hawkeye peut gérer plusieurs dizaines d’avions, chasseurs et ravitailleurs, français et étrangers.

Capable de suivre quelques 2000 pistes, le Hawkeye dispose d’un radar tournant APS-145, d’une portée de 250 nautiques. L’équipage comprend cinq marins, dont trois opérateurs dans l’espace tactique aménagé en tranche arrière. En plus des aéronefs, le radar est optimisé pour la détection des navires. L’E-2C bénéficie de capacités de renseignement grâce à des moyens de guerre électronique (ESM), les signatures électromagnétiques étant corrélées avec les informations du radar. L’avion compte en tout 11 moyens de communication : UHF, VHF, HF, satellite, liaisons de données (L11, L16) …

Achetés aux États-Unis, les trois Hawkeye français ont été livrés par Northrop Grumman en 1998, 1999 et 2004. Le troisième avait été réceptionné au standard Hawkeye 2000, auquel ont été portés les deux autres en 2006 et 2007. Ils ont tous été modernisés entre 2017 et 2019 pour voler encore une dizaine d’années. Ont été rénovés l’avionique pour répondre aux normes OACI (interrogateur IFF), la guerre électronique (remplacement du système ESM ALR-73 par un ALQ-217) et le système de mission. De nouvelles consoles tactiques numériques Famous remplacent les équipements d’origine en tranche arrière, alors que les pilotes bénéficient d’une console Mark DL recopiant la situation tactique et permettant le transfert de données L11/L16. Le traitement des signaux radar a été amélioré afin d’optimiser la détection au-dessus de la terre et en zones littorales. Dans la perspective d’un engagement des Hawkeye dans des opérations aéroterrestres, l’intégration du système PRG4 est prévu afin d’assurer une interopérabilité avec les hélicoptères de l’armée de Terre. Les E-2C seront remplacés à la fin de la décennie par trois nouveaux E-2D Advanced Hawkeye. 

- Voir notre article détaillé sur la modernisation et le remplacement des E-2C de l'aéronautique navale 

- Voir notre reportage sur les Hawkeye embarqués sur le Charles de Gaulle

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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