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En complément des missiles antimissiles, canons et moyens de guerre électronique actifs, l’utilisation de leurres s’inscrit dans une logique d’ultime parade au sein d’un dispositif d’autodéfense multicouche. Si la doctrine d’emploi peut évoluer d’une marine à l’autre, et si les derniers modèles de brouilleurs sont très efficaces, les bâtiments embarquent toujours des lance-leurres. Cela, pour contrer les missiles à autodirecteur infrarouge, mais aussi pour tenir compte de l’évolution constante des contre-mesures électromagnétiques dont sont dotés les missiles antinavire. Depuis les années 90, les autodirecteurs de missiles ont, en effet, bénéficié d’évolutions considérables qui les ont fortement durcis face aux techniques classiques de leurrage. Ils peuvent procéder en instantané à l’analyse spectrale, spatiale et temporelle de leur cible et rejeter tous les échos radars ou rayonnements infrarouges qui ne correspondent pas à la signature d’un navire. Ainsi, la plupart des missiles actuels rejettent les traditionnels leurres à base de paillettes métallisées (les chaffs) ou à base de compositions infrarouges rudimentaires.

Face à cette évolution de la menace missiles, les parades s’adaptent et des leurres de nouvelle génération voient le jour en France. Ils sont mis en œuvre par des lanceurs mobiles NGDS de Safran ou des lanceurs fixes de la gamme Sylena d’Etienne Lacroix adaptés à tous types de plateformes, y compris des patrouilleurs. Ils sont compatibles avec les autres systèmes embarqués, notamment les moyens de détection du bâtiment porteur qu’ils n’aveuglent pas. Ces leurres sont complémentaires des autres moyens d’autodéfense et voient leur efficacité s’accroître grâce aux efforts faits en matière de furtivité des bâtiments.

 

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