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Le gouvernement français a annoncé hier un plan de soutien à la filière aéronautique, qui représente dans l’Hexagone quelques 200.000 emplois directs et subit de plein fouet la crise née du coronavirus. Parmi les différentes mesures annoncées ou confirmées, une petite (en valeur) concerne la Marine nationale. Le ministère des Armées explique en effet avoir décidé « l’anticipation de la commande de drones de surveillance navals » par rapport au calendrier initialement prévu dans l’actuelle loi de programmation militaire (2019-2025).  Deux projets ont été mis en avant dans le dossier de presse diffusé par le gouvernement : le système de de drone aérien de la marine (SDAM) et celui le système de mini-drone marine (SMDM).

Un investissement de 50 millions d’euros qui va bénéficier à Survey Copter

Ce coup de pouce aux entreprises de l’aéronautique impliquées dans le secteur des drones navals demeure donc limité. Il ne représente en effet qu’une enveloppe de 50 millions d’euros, a-t-on appris, et permettra selon le dossier de presse du gouvernement de préserver « l’équivalent de 15 emplois pendant deux ans ». Ce qui correspond à peu près aux effectifs de la société Survey Copter basée à Pierrelatte, dans la Drôme. Filiale du groupe Airbus, cette PME est impliquée dans le SMDM, qui a fait l’objet d’expérimentations ces dernières années. Evoqué dans la LPM, il ne bénéficiait cependant « d’aucune visibilité calendaire », explique-t-on au ministère, même si dans une publication en date de novembre dernier, la Marine nationale expliquait attendre les premières livraisons à partir de 2020. Selon les informations que nous avons recueillies au sein du ministère des Armées, le contrat, en cours de contractualisation, portait initialement sur une vingtaine de systèmes, avec chacun deux drones DVF 2000 Aliaca. Dans le cadre du plan de soutien à l’aéronautique, six systèmes supplémentaires vont être commandés. Les SMDM, qui équiperont de nombreux bâtiments de la Marine nationale, dont a priori les frégates du type La Fayette, les frégates de surveillance et les patrouilleurs de haute mer (sur lesquels le système a été expérimenté en 2019), doivent être livrés entre 2022 et 2025.

 

 

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