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Le programme de nouveau missile antinavire léger franco-britannique progresse. Lancée en 2009, la phase d'évaluation s'achève. Les essais en soufflerie à haute vitesse effectués sur une maquette à échelle réduite du missile ont permis de confirmer la conception originale choisie. Des tirs au canon pneumatique ont par ailleurs permis de valider la conception de la charge militaire. Les tirs de moteurs ont quant à eux confirmé la performance de la propulsion dans différents environnements thermiques. Le terminal de transmission de données et l'antenne du missile ont fait l'objet d'essais à la mer, dans des conditions météorologiques et avec des états de mer très variés. Les principaux capteurs du missile, tels que l'autodirecteur et le radioaltimètre, ont également été éprouvés en mer ou par simulation, ce qui a permis de recueillir les données nécessaires à la phase de démonstration et de fabrication à venir.MBDA se félicite de l'état d'avancée du programme. « Comme prévu, le contrat portant sur la phase d'évaluation a abouti à une conception système et à la démonstration de maturité des sous-systèmes qui était nécessaire », explique le directeur général de MBDA. Selon Antoine Bouvier : « Ces résultats, ainsi que les discussions que nous menons avec nos deux clients nationaux, devraient nous permettre d'entamer rapidement la phase de démonstration-fabrication et conforter le programme FASGW(H)/ANL comme la pierre angulaire de la nouvelle coopération franco-britannique dans le secteur des munitions complexes ». La dernière maquette de l'ANL/FASGW (© : MBDA) Connu sous le nom de Future Anti Surface Guided Weapon (Heavy), ou FASGW (H) en Grande-Bretagne et sous l'appellation AntiNavire Léger (ANL) en France, le futur missile, dont le poids sera d'une centaine de kilos, aura une portée de 20 kilomètres. Emportant une charge militaire de 30 kilos, il sera doté d'un autodirecteur infrarouge et d'un booster non-largable afin d'assurer la sécurité de l'hélicoptère dans n'importe quelle condition de tir. Conçu pour être utilisé contre des navires dont le tonnage est inférieur à 500 tonnes, y compris des vedettes rapides, le futur missile doit répondre à l'évolution de la menace asymétrique (des pirates ou terroristes pourraient par exemple, un jour, mettre en oeuvre des missiles sol-air contre les hélicoptères embarqués). Le FASGW/ANL répond au besoin de la Royal Navy de remplacer le missile Sea Skua (embarqué jusqu'ici par ses Lynx) pour équiper les nouveaux AW159 Lynx Wildcat. Dans le même temps, le futur missile répond au souhait des marins français de redonner à leurs hélicoptères une capacité antinavire contre des unités de combat de faible tonnage, très présentes dans les zones littorales. En effet, depuis 1995 et le retrait de l'AS-12 embarqué sur Lynx, la France ne dispose plus de cette capacité, qu'elle souhaite voir mise en oeuvre, à l'avenir, sur le Panther Mk2 et le NH90. On notera également que FASGW/ANL doit être compatible (manutention, transport) avec les missiles antinavires aéroportés actuels, soit les AS-15 TT vendus par la France aux Emirats Arabes Unis et à l'Arabie Saoudite, ainsi que les Sea Skua mis en oeuvre par les hélicoptères de la Royal Navy. L'Allemagne, également utilisatrice du Sea Skua sur Lynx, pourrait aussi s'intéresser au projet franco-britannique.A l'issue de la phase d'évaluation, MBDA attend désormais le lancement effectif du programme, l'objectif étant de voir cette nouvelle arme arriver dans les forces navales françaises et britanniques vers 2015/2016.

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