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Débutée le 26 février avec le départ de Toulon du BPC Dixmude et de la frégate Surcouf, la mission Jeanne d’Arc se poursuit en océan Indien. Du 19 au 22 mars, le groupe amphibie de la Marine nationale a notamment participé à Wakri 18. Cet exercice amphibie d’envergure a réuni des unités de la marine et de l’armée de terre françaises, mais aussi des unités de l’US Marine Corps. « Au total, près de 900 militaires ont embarqué à bord du BPC Dixmude pour Wakri 2018. 350 ont été projetés vers la terre. Parmi eux, plus de 300 militaires français, issus 3e régiment d’infanterie marine (3e RIMa) et du 5e régiment interarmes d’outre-mer (5e RIAOM), et plus d’une trentaine de soldats de l’USMCPar ailleurs, une équipe de reconnaissance des plages et un détachement de fusiliers marins composé d’une quinzaine de personnes ont permis d’effectuer des missions de reconnaissance et de protection des plages », explique l’état-major des Armées, qui précise qu’au cours de l’exercice, le Dixmude a projeté vers la terre de près de plus de 70 véhicules, dont une douzaine de VHM et une douzaine de chars AMX 10 RC. En plus de la drome du BPC, constituée de deux chalands de transport de matériel (CTM) et un engin de débarquement amphibie rapide (EDAR), un CTM basé à Djibouti a été engagé.

 

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© EMA

Le BPC Dixumde et un CTM pendant l'exercice (© EMA)

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© EMA

Gazelle et Puma sur le pont du Dixumde pendant l'exercice (© EMA)

 

Le bâtiment de projection et de commandement a également déployé d’importants moyens aériens, avec quatre hélicoptères Gazelle et deux Puma de l’aviation légère de l’armée de Terre, ainsi qu’une Alouette III et un drone Camcopter S-100 de l’aéronautique navale. «  Ce dispositif aérien a été renforcé par des moyens des forces françaises stationnées à Djibouti : un avion C160 pour des missions de reconnaissance et de renseignement et deux Mirage 2000 pour des missions d’appui au profit des forces. L’exercice Wakri 2018 a donc contribué à maintenir le savoir-faire amphibie interarmées, conforter la capacité opérationnelle de projection de force des Forces françaises stationnées à Djibouti mais aussi à entretenir le haut niveau d’interopérabilité entre la marine nationale, l’armée de terre et leurs alliés américains », souligne l’EMA.

La mission Jeanne d’Arc, qui permet de déployer une force amphibie opérationnelle tout en conduisant la formation à la mer des jeunes officiers élèves (133 à bord cette année), durera jusqu’à la fin juillet. Le Dixmude et le Surcouf vont dans cette perspective évoluer jusqu’en Asie du sud-est.

 

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© MARINE NATIONALE

La carte du déploiement (© MARINE NATIONALE)

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