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Le porte-hélicoptères amphibie (PHA) Mistral et la frégate Guépratte ont quitté Toulon le 26 février dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc. Depuis 2010, ce déploiement annuel d’un groupe amphibie en est à sa onzième édition. Il a succédé aux anciennes campagnes d’application de l’ex-porte-hélicoptères Jeanne d’Arc, qui a servi de bâtiment école à la Marine nationale de 1964 et 2010. Jusqu’en juillet, le Mistral et le Guépratte vont évoluer en Méditerranée, mer Rouge, océan Indien et jusqu’en Nouvelle-Calédonie.

 

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© FRANCIS JACQUOT

Cérémonie avant le départ dans le hangar du Mistral (© FRANCIS JACQUOT)

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© FRANCIS JACQUOT

Cérémonie avant le départ dans le hangar du Mistral (© FRANCIS JACQUOT)

 

Diaporama orphelin : container

 

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© FRANCIS JACQUOT

Cérémonie avant le départ dans le hangar du Mistral (© FRANCIS JACQUOT)

 

Diaporama orphelin : container

 

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© FRANCIS JACQUOT

Le Guépratte saluant le départ de la mission (© FRANCIS JACQUOT)

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© FRANCIS JACQUOT

Le Mistral et le Guépratte appareillant (© FRANCIS JACQUOT)

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© JEAN-CLAUDE BELLONNE

Le départ (© JEAN-CLAUDE BELLONNE)

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© JEAN-CLAUDE BELLONNE

Le départ (© JEAN-CLAUDE BELLONNE)

 

Diaporama orphelin : container

 

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© JEAN-CLAUDE BELLONNE

Le départ (© JEAN-CLAUDE BELLONNE)

 

La mission Jeanne d'Arc reprend la fonction de formation à la mer de l’ancien porte-hélicoptères, permettant aux officiers élèves de réaliser leur premier embarquement de longue durée dans un cadre interarmées et international. « Concrètement, les officiers-élèves bénéficieront de plus de l00 jours de mer ponctués d'heures de quart, compatibles avec les périodes d'instruction et séparés par des escales. Lo mise en pratique est réalisée via le « compagnonnage » avec les marins des équipages des deux bâtiments du groupe. Ils seront amenés à participer à des entrainements à la manœuvre, à des exercices d'action de l'Etat en mer ainsi qu'à des manœuvres d'infanterie et d'aguerrissement. La formation est complétée par la participation aux missions opérationnelles du groupe et par l’entrainement des bâtiments », explique la Marine nationale. Cette année, près de 140 officiers en formation à l’Ecole navale sont embarqués : 80 enseignes de vaisseau, 40 officiers sous contrat long (OM/SC), 7 commissaires-élèves des armées d’ancrage marine, ainsi que 9 jeunes officiers étrangères originaires d’Australie, du Brésil, de Belgique, d’Egypte, d’Ethiopie, du Maroc et d’Indonésie. Vont s’y ajouter pour de courtes périodes 52 stagiaires : 9 administrateurs des affaires maritimes, 6 médecins des armées appelés à débuter leur carrière dans la marine, 12 sous-lieutenants de Saint-Cyr, 10 ingénieurs de la Direction Générale de l’Armement et 15 stagiaires de l’EDHEC issus de l’Advanced Management Program. Les élèves sont encadrés par un détachement de l’Ecole d’application des officiers de marine (EAOM) comprenant 39 officiers et officiers-mariniers, ainsi que 8 conférenciers.

En dehors de cette mission d’école embarquée, le groupe Jeanne d’Arc constitue aussi une force opérationnelle apte à remplir différents types de missions, programmées ou imprévues, comme des évacuations de ressortissants ou opérations humanitaires. Le PHA et sa frégate d’escorte permettent aussi de marquer l’intérêt de la France pour la zone indopacifique et renforcer la coopération avec les pays riverains. Le Mistral et le Guépratte intègreront notamment la Task Force 150 de lutte contre le terrorisme et les trafics illicites au nord de l’océan Indien. Ils participeront en outre à différents exercices, dont un baptisé La Pérouse avec les forces armées australiennes, japonaises et américaines dans le golfe du Bengale, et un autre nommé Croix du Sud avec les forces armées françaises stationnées en Nouvelle-Calédonie.  

En plus des équipages (200 marins pour le Mistral et 150 pour le Guépratte) et des élèves, le groupe Jeanne d’Arc accueille un détachement de l’armée de Terre. Depuis Djibouti et jusqu’au retour des bâtiments dans cette zone, le PHA aura à son bord 75 soldats de la 9ème brigade d’infanterie de marine (9ème BIMa) avec en plus, de Djibouti à Nouméa, des éléments du sous-groupement tactique embarqué du 2ème régiment d’infanterie de marine (2ème RIMa) comprenant un peloton blindé et 30 militaires du régiment d’infanterie chars de marine (RICM). Il y a également à bord une unité interarmées de plage aux ordres du 6ème régiment du génie (6ème RG) ainsi qu’un détachement de fusiliers-marins comprenant notamment une équipe de défense et d’interdiction maritime (EDIM).

 

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© FRANCIS JACQUOT

Camions de l'armée de Terre à bord du Mistral (© FRANCIS JACQUOT)

 

S’y ajoutent pour toute la durée de la mission deux Gazelle de l’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) avec 30 personnels du 3ème régiment d’hélicoptères de combat (3ème RHC). Le groupe aérien du Mistral est complété par une Alouette III de l’escadrille 22S de l’aéronautique navale, ainsi qu’un NH90 italien.

 

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Gazelle et Alouette III à bord du Mistral (© FRANCIS JACQUOT)

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© FRANCIS JACQUOT

Gazelle à bord du Mistral (© FRANCIS JACQUOT)

 

Enfin, trois engins de débarquement (un EDAR et deux CTM) de la flottille amphibie constituent la batellerie du Mistral.

A l’issue de son déploiement, et sauf impératif opérationnel entrainant le prolongement de la mission, le groupe Jeanne d’Arc devrait être de retour à Toulon fin juillet.

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