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Après une cérémonie de transfert de pavillon, le nouveau navire hydro-océanographique de la marine nigériane a quitté Saint-Nazaire le 16 avril pour rejoindre son port d’attache de Lagos, avec en chemin plusieurs escales, la première s'étant déroulée à Lisbonne. Il a repris la mer le 23 avril après trois jours dans le port portugais, mettant cette fois le cap sur Las Palmas, aux Canaries. 

 

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© OCEA

Cérémonie avant le départ (© OCEA)

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© OCEA

Cérémonie avant le départ (© OCEA)

 

Réalisé par le chantier Ocea des Sables d’Olonne, où il a été mis à l’eau le 24 septembre dernier, le NNS Lana est la troisième unité du type OSV 190 SC-WB produite par le constructeur vendéen, après les KRI Rigel et KRI Spica livrés en 2015 à la marine indonésienne.

Intégralement construit en aluminium, le NNS Lana mesure 60 mètres de long pour 11.5 mètres de large et 3.5 mètres de tirant d’eau. Pouvant accueillir 50 personnes, il est capable d’atteindre la vitesse de 14 nœuds et de franchir 4400 nautiques à 12 nœuds, pour une autonomie sans ravitaillement de 20 jours. Cette nouvelle unité va permettre à la marine nigériane de renforcer ses capacités hydrographiques et océanographiques pour une meilleure connaissance des eaux et fonds marins de sa zone économique exclusive (ZEE). Equipé de différents équipements scientifiques (sondeur multifaisceaux, sondeur mono-faisceau, sonar latéral, courantomètre…), ainsi que des laboratoires pour l’étude de la colonne d’eau, des sédiments et des ressources halieutiques, le bâtiment embarque une vedette hydrographique de 7.6 mètres, équipée pour travailler dans les zones de faibles profondeur.

 

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© OCEA

Le NNS Lana mettant à l'eau sa vedette hydrographique (© OCEA)

 

En plus de ses missions scientifiques, le NNS Lana contribuera à la surveillance et la protection de la ZEE nigériane, au contrôle des pêches ou encore à des opérations de secours.

Il s’agit du plus grand navire commandé ces dernières années par le Nigéria à Ocea, qui produit également des patrouilleurs et intercepteurs pour ce pays, dont les nouveaux C-Falcon.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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