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Elle avait été annoncée fin juin, par le département d’Etat américain. Après une série d’incidents contre des pétroliers, à proximité du détroit d’Ormuz, l’administration Trump avait décidé de mettre en place l’opération Sentinel pour protéger le trafic commercial autour du détroit d’Ormuz, par où transite un tiers du pétrole mondial acheminé par voie maritime.

Jeudi, lors d’une réunion informelle des ministres de la Défense européens à Helsinki, la ministre Florence Parly s’est montrée circonspecte. Elle a expliqué que l’Union européenne ne voulait pas « être dans un dispositif d'escorte des navires, mais nous voulons assurer une présence dissuasive ». Et encore, seuls quelques pays y seraient favorables, l’UE étant soucieuse de ne pas participer à une escalade militaire.

Pour mettre sur pied leur opération, les Américains ont peiné à trouver du soutien international. Seuls le Royaume-Uni, l’Australie et Bahreïn y participent. Trois destroyers et frégates britanniques doivent être positionnés dans la zone. Les HMS Kent et Defender (ici en photo) ont été envoyés le 12 août, tandis que le HMS Duncan quittait la région, mais pas le HMS Montrose qui a déjà réalisé 30 transits dans le détroit.

Malgré ces difficultés, le ministre américain de la Défense, Mark Esper, se félicitait mercredi du « succès » de Sentinel. « Nous ne cherchons pas la guerre avec l'Iran, nous voulons des discussions diplomatiques et le but de l'opération Sentinel a été d'éviter une situation qui nous fasse sortir de ce chemin et nous mette sur une voie différente », a-t-il dit.

Après les attaques contre des pétroliers, le mois de juillet a été émaillé de nouveaux incidents liés aux tensions entre l’Iran et les Etats-Unis. Parmi les plus notables, le Grace 1, un navire iranien, soupçonné de livrer du pétrole à Damas, avait été arraisonné à Gibraltar et 15 jours plus tard, les Iraniens avaient saisi dans le détroit d’Ormuz le Stena Impero, un navire suédois battant pavillon britannique. Le Royaume-Uni avait alors plaidé pour la mise sur pied d’une force maritime européenne.

 

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