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Il y a douze ans, le dernier bâtiment atelier de la Marine nationale prenait sa retraite après 33 années de service. Budgétée en 1961, sa construction ne débute qu’en juillet 1969 à l’arsenal de Brest. Il doit alors s’appeler Achéron et servir de transport et ravitailleur de munitions. Mais la marine abandonne cette idée et la coque inachevée, mise à l’eau en mai 1970, va rester en l’état (sans superstructure) pendant plus de trois ans, embossée face à la base sous-marine brestoise. Finalement, en juillet 1973, il est décidé de la convertir en bâtiment atelier polyvalent (BAP). L’état-major veut ainsi compléter les bâtiments de soutien mobile (BSM) avec une plateforme nettement plus grosse capable de soutenir un groupe d’unités de combat loin des bases françaises. Renommé Jules Verne, le BAP entre en service en septembre 1976. Ce bâtiment est plus particulièrement dédié au soutien des forces navales déployées en océan Indien et, sitôt opérationnel, part prendre ses quartiers à Djibouti, non sans avoir au préalable rendu une première visite à sa ville marraine, Nantes, cité natale de Jules Verne, en mai 1976. Il y reviendra en 1981, 1989 et 1995 à l’occasion de ses retours en France pour effectuer ses arrêts techniques majeurs, et une dernière fois en 2005, alors qu’il termine sa carrière en étant basé à Toulon.  

 

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© BERNARD PREZELIN

Le Jules Verne en 1981 (© : BERNARD PREZELIN)

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© BERNARD PREZELIN

Le Jules Verne en 1989 (© : BERNARD PREZELIN)

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Marine nationale Plongée dans les archives (anciens bâtiments et aéronefs militaires)