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Le second volet de la flotte intérimaire d’hélicoptères de l’aéronautique navale française a été notifié. Il s’agit de la location sur une période de 10 ans de quatre machines neuves du type H160. Un marché conclu avec Airbus Helicopters, Babcock et Safran. Ces appareils entreront en service à partir de 2022. Ils mèneront des missions de sauvetage en mer (SAR) depuis Lanveoc-Poulmic et Cherbourg, confirme-t-on chez les marins. Ils devraient en plus assurer les permanences liées aux alertes permettant de lancer en cas de besoin une opération de contreterrorisme maritime (CTM).

Sachant que les derniers Lynx seront retirés du service cet été, cela permettra à la Marine nationale de dégager ses hélicoptères Caïman Marine (23 en service fin 2019, les quatre derniers devant l’être d’ici 2021) des missions SAR et CTM, pour les consacrer prioritairement à leur rôle premier : l’embarquement sur les bâtiments de combat, à partir desquels ils réalisent notamment des missions de surveillance, de lutte antisurface et anti-sous-marine.

La location de H160 va, au-delà des besoins opérationnels, présenter l’avantage de familiariser très vite les marins avec le nouvel hélicoptère d’Airbus, sur la base duquel va être développé le futur Guépard.

La flotte intérimaire d’hélicoptères doit permettre de pallier au retrait du service des antiques Alouette III, qui ne peuvent attendre l’arrivée du Guépard Marine. La version navalisée de l’hélicoptère interarmées léger (HIL) ne sera en effet pas livrée avant 2028. Il a donc été décidé de louer des machines auprès d’opérateurs privés pour faire la « soudure ». Le premier volet de cette flotte intérimaire, qui porte sur dix Dauphin N3 (plus deux en option) a été notifié fin décembre à un groupement formé de DCI et Héli-Union, les livraisons allant débuter à la fin de cette année. Là aussi, il s’agit d’un contrat d’une durée de 10 ans.

 

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