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Une plainte a été déposée cette semaine contre l’agence européenne de garde-frontières et garde-côtes Frontex par un collectif d’avocats spécialisés dans les droits de l’homme. Formée devant la cour européenne de justice de Luxembourg, elle accuse l’agence d’avoir violé les droits de deux demandeurs d’asile, une femme burundaise et un mineur congolais qui auraient subi des violences devant l’île grecque de Lesbos.

Selon la plainte déposée, le mineur de 15 ans se trouvait, en mai 2020, à bord d’un bateau pneumatique en mer Egée, quand son téléphone, ses bagages et son argent auraient été confisqués par des membres masqués des garde-côtes grecs. Il aurait également subi d’autres abus lors des opérations « push-back » qui voient les personnes tentant de gagner la Grèce repoussées par les garde-côtes. La femme décrirait également ce genre d’abus. Tous deux se trouvent toujours en Turquie.

C’est la première plainte de ce genre envers Frontex, qui existe depuis 17 ans. Pour mémoire, Frontex est notamment responsable des frontières des 27 pays membres de l’Union européenne. Elle coordonne les actions des différents services de garde-côtes nationaux. L’agence a récemment fait l’objet de critiques et son rôle dans les opérations « push-back ». Le Parlement européen devrait prochainement dévoiler le résultat d’une enquête qu’il a diligentée sur ces accusations.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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