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La dernière mission d’un sous-marin nucléaire d’attaque français jusque dans l’océan Pacifique date de 2002. A l’époque, c’était la Perle, alors que le tout premier déploiement d’un SNA de la Marine nationale dans la région remonte à 1983. Admis au service actif l’année précédente, le Rubis, tête de série des six premiers sous-marins d’attaque à propulsion nucléaire français, avait notamment fait escale à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, démontrant la capacité de projection de ces bâtiments à l’autre bout de la planète.

Depuis, les déploiements aussi lointains des SNA ont été extrêmement rares. Cela, du fait notamment que leur nombre est limité (six Rubis en service jusqu’en 2019, aujourd’hui cinq auxquels s’ajoute le premier de leurs successeurs du type Barracuda  qui doit être opérationnel cette année) et qu’ils sont mobilisés sur des missions prioritaires moins éloignées géographiquement. Ces missions sont notamment la surveillance et la protection des approches maritimes françaises, la sûreté de la Force océanique stratégique (Fost) et de ses sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) basés à Brest, l’escorte du groupe aéronaval (GAN) articulé autour du porte-avions Charles de Gaulle ainsi que des missions plus discrètes, notamment de renseignement, du Grand Nord au bassin méditerranée, en passant par l’océan Indien. Pour ce dernier, la présence d’un SNA français, avec le GAN ou indépendamment, est assez régulière, la dernière mission avec relève d’équipage d’un sous-marin dans cette zone remontant à 2015. Mais si la marine n’avait pas déployé vers le Pacifique une telle unité depuis près de 20 ans, c’est aussi lié au fait qu’elle n’avait plus, depuis le désarmement des anciens

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