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Nouvelle étape franchie pour le premier des six sous-marins nucléaires d’attaque français du type Barracuda. Sorti en juillet du hall de construction du site Naval Group de Cherbourg et mis à l’eau peu après, le Suffren a vu menée à bien la divergence de son réacteur embarqué. Cette opération, pilotée depuis le Poste de Conduite de la Propulsion (PCP) du bâtiment par les équipes de TechnicAtome et Naval Group, consistait à enclencher pour la première fois une réaction nucléaire maîtrisée dans le coeur. Elle sera ininterrompue jusqu’à l’arrêt définitif du sous-marin, prévu à l’horizon de la décennie 2050. La divergence de la chaufferie est le prélude aux premiers essais en mer du Suffren, qui se dérouleront dans les mois qui viennent. Il quittera alors Cherbourg, la Manche et ses faibles fonds, pour gagner la pointe Bretagne et pouvoir plonger sans contrainte, jusqu’à 350 mètres au moins, sous la surface de l’Atlantique. Après cette première phase d’essais en mer conduite depuis Brest, le Suffren doit rallier l’été prochain Toulon, où il sera basé et livré à la Marine nationale. Si tout se passe comme prévu, sa mise en service devrait intervenir en 2021. Quant à ses cinq jumeaux, trois d’entre eux (Duguay-Trouin, Tourville, De Grasse) doivent être livrés d’ici la fin 2025, les deux derniers (Rubis et Casabianca) étant prévus pour intégrer la flotte en 2027 et 2029.

- Voir notre article complet sur le Suffren et le programme Barracuda

 

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