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Un peu plus de deux mois après l’annonce de l’alliance AUKUS ayant entrainé l’abandon du programme des sous-marins avec la France, l’Australie a officiellement signé hier un accord avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni pour permettre l’échange d’informations sensibles concernant la propulsion nucléaire. Un accord qui doit permettre, selon le ministre australien de la Défense, Peter Dutton, d’aider Canberra à mener à bien l’étude de 18 mois annoncée en septembre en vue de préparer l’acquisition de sous-marins nucléaires d’attaque.

La cible est aujourd’hui de huit SNA, au lieu des douze sous-marins conventionnels océaniques prévus dans le défunt accord qui avait été signé avec la France en 2016.  

Ce revirement australien continue de susciter beaucoup d’interrogations, l’abandon de sous-marins à propulsion conventionnelle au profit de SNA, alors même que l’Australie ne dispose d’aucune filière nucléaire civile ou militaire, tenant véritablement de la gageure. Sauf à ce que des personnels britanniques et/ou américains ayant les compétences nécessaires embarquent sur les futurs bâtiments australiens, avec alors une perte évidente de souveraineté, il parait évident que la Royal Australian Navy ne pourra mettre en œuvre de tels outils avant de très longues années, si tant est qu’elle le puisse un jour. Le débat devrait en tous cas être vif dans les mois qui viennent autour de ce sujet polémique, d’autant que des élections fédérales sont prévues en Australie en juin prochain. Elles permettront de renouveler le parlement, qui choisit le premier ministre.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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