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Dans le cadre du futur programme de remplacement des avions de patrouille maritime Atlantique 2 de la Marine nationale, la Direction Générale de l’Armement a annoncé avoir notifié le 22 décembre deux études d’architecture système. Comme prévu, elles ont été attribuées à Airbus Defence and Space et Dassault Aviation, les deux avionneurs se positionnant sur ce projet avec leurs avions respectifs. Dans les deux cas, c’est une adaptation d’une plateforme civile aux missions de patrouille maritime qui est proposée : l’A320neo pour Airbus et le nouveau Falcon 10X de Dassault.

Chaque industriel s’est vu notifier une étude d'un montant de 10.9 millions d’euros et d’une durée de 18 mois. « Chaque avionneur devra proposer une solution économiquement intéressante répondant au besoin opérationnel de la Marine nationale à l’horizon post-2030. Ces solutions devront rester ouvertes à la coopération avec d’autres partenaires européens potentiellement intéressés. Les innovations étudiées pendant ces études pourront porter sur l’amélioration des capteurs, des moyens de communication, sur l’introduction de logiques basées sur de l’intelligence artificielle ou sur l’intégration de l’armement, notamment le futur missile antinavire », précise la DGA.

Le missile antinavire en question est la future arme qui doit être développée dans le cadre du programme franco-britannique FC/ASW visant à succéder dans les années 2030 au missile antinavire Exocet (dans ses versions mer-mer et air-mer) mais aussi aux missiles de croisière aéroportés Scalp EG/Storm Shadow. En plus de cet armement, les futurs avions de patrouille maritime devront pouvoir emporter comme les Atlantique 2 des torpilles légères (MU90) et tous les capteurs nécessaires à leurs missions principales : la lutte anti-sous-marine, la lutte antinavire et les opérations de reconnaissance et de renseignement, voire d'attaque, au-dessus de théâtres d'opérations terrestres, ce qui implique une capacité d’emport de bombes. Les capteurs principaux seront un

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