Aller au contenu principal

Entre « saillies » va-t’en en guerre puis temporisations, la journée d’hier a été assez mouvementée sur le dossier syrien, autour duquel Occidentaux et Russes continuent de s’affronter. Les premiers accusent le régime de Damas d’être à l’origine d’une attaque chimique sur Douma, le week-end dernier, ce que nient les seconds, Moscou estimant qu'il s'agit d'une « mise en scène » de la part d'insurgés pour provoquer une intervention américaine. Alors que les projets de résolution portant sur la mise en place de mécanismes d’enquête sur le recours aux armes chimiques en Syrie ont été rejetés à l’ONU, Washington et Paris menacent toujours d’une riposte militaire, considérant que Bachar el-Assad a franchi la fameuse « ligne rouge ».

Face à la détermination occidentale, la journée d’hier a commencé par la déclaration très musclée de l’ambassadeur de Russie au Liban : «La Russie va exécuter la déclaration de son président, relative à toute agression américaine contre la Syrie, en abattant des missiles américains et même les sources d’où proviennent ces missiles», a affirmé Alexandre Zassipkine, dont les propos ont été diffusés par la chaine de télévision libanaise al-Manar. En clair, avions ou bateaux occidentaux engagés dans des raids pourraient être visés.    

Suite à cette mise en garde russe, le président américain s’est comme à son habitude laissé aller sur Twitter à une déclaration qui a sans nul doute fait blêmir les diplomates : « La Russie promet d'abattre tous les missiles tirés en Syrie. Tiens-toi prête Russie, parce qu'ils arrivent, beaux, nouveaux et "intelligents" ! », a lancé Donald Trump.

Dans la soirée, la Maison Blanche a temporisé ces propos par la

Aller plus loin

Rubriques
Défense
Dossiers
Marine nationale US Navy / US Coast Guard