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L’électronicien français a annoncé hier avoir livré le premier exemplaire de série du Sea Fire, son nouveau radar naval multifonctions à antenne active et panneaux fixes. Le système a été réceptionné le 27 avril à Lorient par Naval Group afin d’être installé sur la mâture intégrée de la première des cinq futures frégates de défense et d’intervention (FDI) de la Marine nationale, l’Amiral Ronarc’h. Celle-ci doit être mise sur cale l’hiver prochain en vue d’une livraison début 2024. C’est également dans le chantier morbihannais de Naval Group que la structure allant supporter le Sea Fire est réalisée. Il s’agit d’un PSIM (Panoramic Sensors and Intelligence Module), ensemble réalisé d’un seul bloc regroupant la mâture avec l’essentiel des capteurs et moyens de communication, le Central Opération ainsi que les locaux techniques associés. 

 

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© NAVAL GROUP

FDI (© : NAVAL GROUP)

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© NAVAL GROUP

Le PSIM des FDI (© : NAVAL GROUP)

 

Alors que les précédentes frégates françaises, les FREMM, sont équipées d’un radar tournant Herakles, l’arrivée du Sea Fire avec les FDI va constituer une évolution technologique majeure. « Ce radar multifonctions de nouvelle génération à quatre panneaux fixes, à antenne active (AESA), entièrement numérique et modulaire permettra à la Marine nationale d’assurer simultanément la surveillance aérienne de longue distance et de surface ainsi que la conduite de tir des missiles antiaériens, protégeant ainsi le navire contre des menaces de tous types dans des environnements complexes », explique Thales. Ce radar de nouvelle génération a notamment été conçu pour répondre à l’évolution des menaces, y compris les missiles balistiques, les armes hyper-véloces, les attaques asymétriques et les assauts saturants, le tout dans des environnements très chargés et denses sur le plan électromagnétique. « Le Sea Fire peut rechercher simultanément des cibles dans les airs et à la surface. Il peut balayer une zone aérienne de plusieurs centaines de kilomètres avec une couverture permanente à 360° et une élévation de 90°, avec un taux de rafraîchissement inégalé. Le développement de nouveaux modules logiciels permettra aussi au Sea Fire de gagner en performances et en disponibilité opérationnelle tout au long de son cycle de vie. Le flux numérique de chaque panneau, de l’ordre du Terabit par seconde, génère un volume de données permettant d’optimiser la performance du radar dans son environnement opérationnel par la mise en oeuvre d’algorithmes d’Intelligence Artificielle. Ce nouveau radar AESA à panneaux fixes permettra une disponibilité opérationnelle plus de deux fois supérieure à celle d’un radar tournant d’ancienne génération », ajoute Thales, qui produit ce nouveau radar sur son site de Limours, en région parisienne.

Développé depuis sept ans, le Sea Fire a vu sa production débuter en mai 2018, le système étant d’abord testé sur le site DGA de Saint-Mandrier, près de Toulon, sur une plateforme d’intégration à terre. Il y a réalisé avec succès, fin 2020, ses premiers essais de qualification. Après la livraison du premier Sea Fire de série à Lorient, puis son intégration dans le PSIM, des tests seront réalisés, avant l’embarquement du module sur la coque de l’Amiral Ronarc’h après sa mise à l’eau. Puis ce sera l’heure des essais en mer, en 2023. D’ici là, Thales poursuivra la production de nouveau radar pour les FDI suivantes, dont deux sont livrables par Naval Group dès 2025.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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