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De février à mai 2023, les forces armées françaises seront engagées dans un exercice d’une ampleur exceptionnelle baptisé HEMEX ORION. Un acronyme signifiant Exercice d’hypothèse d’Engagement Majeur (HEMEX) et Opération d’envergure pour des armées Résilientes, Interopérables, Orientées vers la haute intensité et Novatrices (ORION).

Ces manœuvres, présentées comme inédites par le ministère des Armées, de par leur ampleur et leur durée, mobiliseront quelques 12.000 soldats, marins et aviateurs français, ainsi que plusieurs milliers de militaires de pays alliés, dont les Etats-Unis, la Belgique, l’Italie et le Royaume-Uni. Il s’agira, dans le contexte de la guerre en Ukraine, de simuler un conflit majeur avec un adversaire étatique et d’entrainer les armées françaises et alliées autour d’un scénario de haute intensité prenant en compte des domaines émergents (influence, supériorité informationnelle, multi-milieux, multi-champs). L'objectif sera notamment d’intervenir dans un pays déstabilisé en établissant une tête de pont puis en repoussant une opération d’invasion. Les manœuvres débuteront en Méditerranée et dans la Sud de la France, entre Sète et Castres, avant de se poursuivre vers les Ardennes.

Parmi les premières séquences d’HEMEX ORION, la Marine nationale et l’armée de Terre conduiront une importante opération de projection de forces depuis la mer, avec pour objectif affiché de confirmer la capacité de la France à entrer en premier, sous menace, dans une zone contestée. Pour y parvenir, la flotte mobilisera le groupe aéronaval articulé autour du porte-avions Charles de Gaulle et deux groupes amphibies comprenant notamment un porte-hélicoptères amphibie chacun.

 

© FRANCIS JACQUOT

Un chaland de transport de matériel (CTM) entrant dans le radier du PHA Dixmude. 

 

Dans cette perspective, les différentes forces qui seront engagées se préparent individuellement et collectivement. A ce titre, des manœuvres se sont déroulées près de Toulon le 22 novembre. Des engins (EDAR et CTM) de la flottille amphibie ainsi qu’un détachement de la 6ème brigade légère blindée ont embarqué sur le PHA Dixmude afin de se qualifier aux techniques de débarquement. Il y avait également à bord des hélicoptères de l'aviation légère de l'armée de Terre. Mer et Marine a pu assister à cet exercice baptisé Narval. Voici le reportage photo réalisé par Francis Jacquot :

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