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Thalès vient de remporter un contrat d’ampleur avec la marine canadienne. Celui-ci, annoncé jeudi dernier par Jim Carr, ministre fédéral des services publics et de l’approvisionnement, porte sur « le radoub, la réparation et l’entretien des navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique (NPEA) et des navires de soutien interarmées (NSI), ainsi que la formation connexe ».

Ce contrat, qui s’inscrit dans la Stratégie nationale de construction navale lancée par Ottawa, court pour une période initiale de 8 ans, renouvelable jusqu’à 35 ans ; ce qui équivaut à une valeur allant de 540 millions à 3.5 milliards d’euros, soit le plus gros contrat jamais attribué par le gouvernement canadien dans le domaine. C’est une coentreprise, formée par Thalès Canada et Thalès Australie, qui l’a remporté. Le groupe français, présent depuis plus de 50 ans au Canada, a notamment déployé des solutions de soutien à bord des sous-marins de la classe Victoria, des navires de défense côtière de la classe Kingston, des destroyers de la classe Iroquois et des frégates de la classe Halifax.

Pour mémoire, six NPEA devraient rejoindre la flotte canadienne. Construits par le chantier Irwin Shipbuilding, le premier exemplaire devrait être livré l’année prochaine. Quant aux deux navires de soutien interarmées, ils seront livrés par Seaspan Vancouver à partir de 2021.

Dans ce contrat, Thales est tenue d’attribuer par appel d’offres les travaux qu’il confie à des sous‑traitants. En ce qui concerne les navires livrés dans l’est du pays, les travaux doivent être réalisés au Québec, en Ontario ou dans les provinces de l’Atlantique. Pour ce qui est des navires livrés dans l’ouest du pays, les travaux doivent être réalisés dans les provinces de l’Ouest et les territoires. Le gouvernement canadien estime qu’il en résultera la création ou le maintien de plus de 2 000 emplois partout au Canada pendant les 35 ans.

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