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Première application concrète dans la surveillance maritime pour les ballons captifs de la société varoise A-NSE. Cet été, l’un de ses engins, équipé d’une boule optronique Euroflir 410 de Safran et d’un radar de l’entreprise charentaise Diades Marine, a été testé par l’agence européenne Frontex en Grèce. Le ballon a été positionné à Samos, l’une des principales îles de la mer Egée (avec Chios et lesbos notamment) concernées par l’arrivée de migrants passant par la Turquie.

Frontex, qui cherche à se doter de nouveaux moyens pour surveiller les frontières extérieures de l’Union Européenne, a souhaité tester l’emploi d’un ballon, A-NSE étant retenu à l’issue d’un appel d’offres pour cette expérimentation, qui s’est déroulée tout au long du mois d’août.

L’engin employé était un T-C350, ballon de 25 mètres de long pour 5.5 mètres de diamètre, avec une enveloppe de 350 m3. Son poids atteint 350 kilos, dont 200 kilos de charge utile, de quoi emporter différents systèmes et senseurs. Ici donc, un système optronique avec caméra TV et infrarouge, ainsi qu’un radar.

 

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© DR

La boule optronique et le radar emporté par le T-C350 (© : DR)

 

Relié à une station sol, le ballon évoluait à près de 1000 mètres d’altitude, offrant une couverture à plus de 50 kilomètres alentour. Cette campagne s’est apparemment très bien déroulée, le ballon démontrant notamment sa capacité à opérer en continu à 3000 pieds pendant 30 jours consécutifs, et cela malgré le fait qu’il s’agit d’une zone très venteuse, avec des rafales à plus de 40 nœuds plusieurs fois par semaine. Le taux de disponibilité du T-C350 a été de près de 99%, proche de celle d’un radar au sol, mais avec une vision plus lointaine.

 

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© DR

Le ballon a été positionné à 3000 pieds au dessus de Samos (© : DR)

 

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