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Conséquence directe de la crise provoquée par la mort du général iranien Qassem Soleimani, tué le 3 janvier en Irak sur ordre de Donald Trump, l’armée américaine renforce son dispositif militaire dans la région. En fin de semaine dernière, le Pentagone a décidé d’annuler l’exercice African Sea Lion que le groupe amphibie conduit par le porte-hélicoptères d’assaut USS Bataan devait mener au Maroc, où cette force venait d’arriver. Les bâtiments américains ont reçu l’ordre de faire route vers le Moyen-Orient.

En plus de l’USS Bataan, cet Amphibious Ready Group (ARG) comprend les transports de chalands de débarquement USS New York et USS Oak Hill. Ils embarquent la 26ème Marine Expeditionary Unit dont les centaines de soldats, véhicules et aéronefs (avions Harrier, convertbles MV-22 et hélicoptères) vont pouvoir renforcer les troupes déployées dans la zone. Environ 100 Marines stationnés au Koweït ont déjà été dépêchés en urgence en Irak (où se trouvent 5000 soldats américains) suite à l’assassinat du général Soleimani, afin notamment d’accroître la protection de l’ambassade américaine à Bagdad. Washington a par ailleurs annoncé vendredi le déploiement de 3000 à 3500 militaires supplémentaires pour renforcer les positions américaines dans la région. Des renforts dont feront partie les hommes de la 26ème MEU.

Celle-ci avait quitté en décembre Camp Lejeune, base des Marines située en Caroline du Nord, à bord des trois unités du Bataan ARG. Un déploiement qui, contrairement à l’habitude, n’avait pas été préalablement annoncé.  

 

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© US NAVY

L'USS Bataan (© US NAVY)

 

Diaporama orphelin : container

 

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© US NAVY

L'USS New York suivi de l'USS Bataan (© US NAVY)

 

Pour mémoire, la flotte américaine dispose  déjà d’importants moyens dans la région du golfe arabo-persique, avec notamment, en ce moment, un groupe aéronaval emmené par le porte-avions USS Harry S. Truman.

 

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© US NAVY

Le porte-avions USS Harry S. Truman et son escorte sont actuellement en mer d'Arabie  (© US NAVY)

 

Personnage clé du régime iranien, le général Soleimani était le chef d’Al-Qods, force des Gardiens de la révolution en charge des opérations extérieures du pays. Il a notamment développé les milices chiites en Irak et les forces iraniennes intervenues en Syrie. Accusé par Washington de préparer des attentats contre les intérêts américains, le militaire a été tué par un drone armé deux jours après l’attaque de l’ambassade américaine à Bagdad, attribuée par Washington à Téhéran.

Après la mort du général, l’Iran a appelé à la vengeance et, loin de temporiser, Donald Trump a menacé ce week-end de frapper 52 sites en Iran au cas où la république islamique s’en prendrait à des intérêts américains.  

Une situation qui fait craindre un embrasement régional et accroît en particulier les menaces sur le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, où le Royaume-Uni vient d'annoncer la reprise des escortes de navires de commerce battant pavillon britannique

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