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Le Conseil des ministres a approuvé hier la nomination du vice-amiral Emmanuel Carlier aux fonctions de commandant de zone et préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord. Il succèdera à compter du 1er juillet au vice-amiral d’escadre Bruno Nielly, en poste depuis février 2011 et qui va remplacer le VAE (2S) François Dupont à la tête de Navfco, la branche navale du groupe DCI.

Emmanuel Carlier (voir biographie ci-dessous) prendra le rang et l’appellation de vice-amiral d’escadre à sa prise de fonctions à Cherbourg.

 

 

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© MARINE NATIONALE

Le vice-amiral Carlier (© MARINE NATIONALE)

 

 

La Biographie de l'amiral Carlier

 

 

Né à Toulon le 2 novembre 1959, Emmanuel Carlier est issu de la promotion 1978 de l'école navale. A la sortie de l’école d'application sur le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc, il embarque sur divers bâtiments en métropole, en océan Indien et dans le Pacifique avant de commander le bâtiment-école Panthère à Brest en 1984.

 

Promu lieutenant de vaisseau en 1985, il oriente sa carrière vers la lutte anti-sous-marine qui l’amène à être affecté sur frégates et sous-marin nucléaire d’attaque ou en états-majors opérationnels. Capitaine de corvette en 1990, il achève cette phase embarquée par le commandement de l'aviso Commandant L’Herminier en 1993, avec lequel il est en particulier déployé au large des Balkans (opération Sharp Guard).

 

Capitaine de frégate en 1994, il suit la deuxième session du collège interarmées de défense à Paris. A l’issue, il est affecté à l’état-major des armées et à l’état-major de la marine dans des divisions à dominante Plans & Policy. En août 1998, commandant en second de la frégate Tourville, il participe aux opérations de l’Alliance Atlantique au Kosovo. Début 2000, son commandant étant physiquement empêché, il assure le commandement du bâtiment déployé en océan Indien avec le groupe aéronaval français.

 

En 2000, il rallie le centre opérationnel interarmées (EMA/COIA) où il est en charge de l’emploi des forces françaises sur les théâtres d’opération autres que le territoire français, l’Europe et l’Afrique. Le 1er novembre de la même année, il est promu capitaine de vaisseau. A la suite des attentats du 11 septembre 2001, il dirige la cellule de crise du COIA spécialement créée pour assurer le commandement opérationnel des unités françaises engagées en Asie centrale et dans l’océan Indien (opération Enduring Freedom).

 

En août 2002, il prend le commandement de la frégate La Motte-Picquet avec laquelle il participe notamment aux opérations en Méditerranée orientale (opération Amarante) puis en océan Indien (opération Enduring Freedom), dans le deuxième cas comme commandant tactique de la Force maritime européenne (EUROMARFOR).

 

Affecté à la division « opérations » à l’état-major de la marine de 2004 à 2006, il y est chef du bureau « études opérationnelles » au sein de la division « opérations/logistique ». Ancien auditeur du centre des hautes études militaires et de l’institut des hautes études de la Défense Nationale (session 2006/2007), il rejoint en 2007 la délégation des affaires stratégiques (DAS) où il dirige pendant deux ans la sous-direction en charge de la lutte contre la prolifération des armes de destruction massive et du contrôle des transferts sensibles (exportations d’armement et de biens à double usage).

 

Nommé contre-amiral le 1er décembre 2009, il retrouve l’état-major de la marine le 1er septembre 2010 pour y occuper, jusqu’au 31 août 2012, le poste de sous-chef d’état-major plans et programmes.

 

Le 1er septembre 2012, il est nommé adjoint de l’inspecteur des armées et est promu vice-amiral le 1er janvier 2013.

 

 

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