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La marine britannique a annoncé sa décision d’acquérir des drones américains Scan Eagle, qui vont constituer la première unité d’engins sans pilote de la Royal Navy. Développé par Insitu, filiale de Boeing, ce petit drone aérien d’une vingtaine de kilos présente une envergure de 3.1 mètres pour une longueur de 1.4 mètre. Il est doté d’un système de navigation inertiel/GPS et d’un équipement électro-optique (caméra TV et infrarouge) gyro-stabilisé, ainsi que d’un transpondeur et d’un récepteur AIS (système d’identification automatique embarqué sur les navires civils). Pouvant atteindre la vitesse de 150 km/h, le Scan Eagle présente une allonge d’environ 100 km (portée radio) et une autonomie en vol de plus de 24 heures. Il est utilisé pour la surveillance maritime, la reconnaissance et l’identification, de jour comme de nuit. Le Scan Eagle a, par exemple, servi en avril 2009 lors du détournement par des pirates, au large de la Somalie, du porte-conteneurs américain Maersk Alabama, dont le commandant est parvenu à s'échapper via le canot de survie. Grâce à son drone, l'US Navy a pu suivre discrètement l'évolution de la situation. 

 

 

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© US NAVY

Scan Eagle sur un TCD américain (© : US NAVY)

 

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© US NAVY

Scan Eagle sur un TCD américain (© : US NAVY)

 

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© US NAVY

Scan Eagle sur un TCD américain (© : US NAVY)

 

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© US NAVY

Scan Eagle sur un TCD américain (© : US NAVY)

 

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© US NAVY

Image d'un destroyer américain envoyé par un Scan Eagle  (© : US NAVY)

 

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© US NAVY

Le canot de sauvetage du Maersk Alabama survolé par un Scan Eagle en 2009 (© : US NAVY)

 

 

Dérivé du drone Sea Scan, initialement développé par Insitu pour la collecte de données météorologiques et la détection de bancs de poissons au profit des pêcheurs de thons, le Scan Eagle a réalisé son premier vol en 2002 et a été déployé en Irak en 2004, au profit des troupes terrestres américaines. La version navale a été mise en service au sein de l’US Navy en 2005. Lancé au moyen d’une catapulte pneumatique mobile, le drone est récupéré par un système de crochet venant s’agripper au câble d’un bras articulé déployé sur le pont d’un bâtiment (le drone et le dispositif de récupération sont dotés d’un système de positionnement GPS). Compte tenu de son encombrement, le système est essentiellement mis en œuvre par de grands bâtiments, comme les transports de chalands de débarquement américain. Mais il peut également embarquer sur des destroyers et frégates, ou même de petites vedettes rapides, par exemple dans le cadre d’opérations spéciales. Le contrat signé par la marine britannique avec Boeing s’élève à 30 millions de livres, soit 35 millions d’euros, de quoi acquérir une dizaine de systèmes Scan Eagle. Ceux-ci pourront notamment être déployés depuis le porte-hélicoptères HMS Ocean et les transports de chalands de débarquement HMS Albion et HMS Bulwark.

 

 

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© US NAVY

Récupération d'un Scan Eagle sur un TCD américain (© : US NAVY)

 

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© US NAVY

Récupération d'un Scan Eagle sur un TCD américain (© : US NAVY)

 

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Récupération d'un Scan Eagle sur un TCD américain (© : US NAVY)

 

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© US NAVY

Lancement d'un Scan Eagle sur une vedette américaine du type Mk V (© : US NAVY)

 

 

Thales a développé un système analogue

 

 

On notera que ce concept de drone catapulté depuis un navire a été repris par Thales, qui a développé le Fulmar, dont la récupération se fait néanmoins d’une autre manière, le drone étant conçu pour flotter. En fin de mission, il effectue donc un amerrissage auprès du bâtiment porteur et est récupéré par l’équipage, par exemple au moyen d’un semi-rigide. Long de 1.2 mètre pour une envergure de 3.1 mètres, le Fulmar pèse 20 kilos en charge et peut voler durant 8 heures, avec une vitesse de croisière de 60 nœuds. Il est doté d’une caméra, d’un récepteur AIS et d’un GPS. Ce type de système n’a pas encore été testé par la marine française, qui s’oriente plutôt, en matière de drones, vers les engins à voilure tournante, moins encombrants et plus facilement intégrables dans des installations embarquées prévues pour des hélicoptères (mais qui ont une autonomie inférieure). Depuis 2012, la Marine nationale teste, ainsi, le Camcopter S-100 de Schiebel.  

 

 

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© THALES

Le Fulmar (© : THALES)

 

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© THALES

Le Fulmar (© : THALES)

 

Le Camcopter S-100 (© : MARINE NATIONALE)

 

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