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Le futur USS Lyndon B. Johnson (DDG 1002), troisième et dernier destroyer américain du type Zumwalt, a quitté le 27 août le chantier Bath Iron Works, dans le Maine, pour débuter ses essais en mer. L’imposant bâtiment, mis sur cale en janvier 2017 et mis à l’eau en décembre 2018, suit les USS Zumwalt (DDG 1000) et USS Michael Monsoor (DDG 1001), livrés en 2016 et 2019 à l’US Navy et basés à San Diego. Ils ne sont cependant toujours pas opérationnels. La mise en service officielle du premier est intervenue en avril 2020 mais le bâtiment reste en cours de mise au point.

 

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© GENERAL DYNAMICS - BATH IRON WORKS

Le DDG 1002 partant en essais (© : BIW)

 

Fruit d’un programme aussi ambitieux que complexe et coûteux, qui a conduit à un processus de livraison en plusieurs phases, les Zumwalt mesurent 186 mètres de long pour une largeur de 24.6 mètres et un déplacement de près de 16.000 tonnes  en charge. Ces bâtiments extrêmement furtifs et automatisés sont armés par un équipage de moins de 200 marins et peuvent atteindre la vitesse de 30 nœuds, avec une propulsion électrique développant pas moins de 78 MW sur quatre tubines Rolls-Royce (deux MT30 et deux RR4500).

Ils sont conçus pour mettre en œuvre des missiles de croisière Tomahawk, des missiles surface-air SM-2 MR (éventuellement SM-3 et SM-6 pour la lutte antimissile balistique) et ESSM, ainsi que des missiles anti-sous-marins VLA (Asroc), avec en tout 80 cellules de lancement vertical. Doivent s'y ajouter deux canons de 155 mm, deux canons de 30 mm et un hangar pour un hélicoptère et trois drones aériens.

Ce programme a été marqué par d’importants retards et surcoûts, alors que certains systèmes ne sont toujours pas disponibles, à commencer par les munitions des nouveaux canons de 155mm AGS. Dans l'attente d'une alternative aux obus à longue portée LRLAP (dont le contrat a été annulé en 2016), les Zumwalt ne peuvent donc utiliser leur artillerie principale.

En 2011, le coût unitaire des DDG 1000 était annoncé à 3.8 milliards de dollars et même plus de 6.5 milliards pour le premier de série en incluant les frais de conception et de développement. Un coût tellement élevé que le programme, qui devait initialement comprendre 32 destroyers pour succéder aux anciens Spruance, a été réduit aux seuls trois premiers. Une sage décision puisque la facture a continué de s'envoler, le coût prévisionnel du programme étant évalué à plus de 22 milliards de dollars en 2016. L’US Navy a préféré en lieu et place allonger la série des destroyers de la classe Arleigh Burke.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

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