Présent sur zone, le navire de sauvetage Minck est immédiatement intervenu pour venir en aide à l'embarcation qui s'est disloquée avec 70 personnes à bord.
Une embarcation de migrants avec 70 personnes à bord a fait naufrage au large du cap Gris Nez en tentant de gagner le Royaume-Uni. Le ministre de l’Intérieur, qui se rendait sur zone, a communiqué un premier bilan provisoire faisant état de douze personnes décédées, deux autres étant portées disparues alors que plusieurs sont blessées.
D’importants moyens ont été déployés après avoir appris en fin de matinée que l’embarcation était en difficulté. « Plus d'une cinquantaine de naufragés ont été pris en charge », indique la Préfecture maritime de la Manche et de la Mer du Nord. « Plusieurs d'entre eux nécessite une prise en charge médicale d'urgence. Un poste médical avancé (PMA) a été mis en place à Boulogne-sur-Mer pour la prise en charge des victimes ».
Pour venir en aide aux naufragés, en plus de trois hélicoptères (Dauphin de la marine basé au Touquet, Dragon 76 de la sécurité civile, EC135 des douanes) et d’un avion des douanes, une dizaine de navires, canots et embarcations sont intervenus : le Minck, navire de sauvetage de SeaOwl affrété pour la Marine nationale et présent sur zone, le patrouilleur des douanes Jacques Oudart Fourmentin et son embarcation, deux bateaux de pêche, l'embarcation du remorqueur d'intervention d'assistance et de sauvetage (RIAS) Abeille Normandie également affrété par la marine, qui a par ailleurs engagé l'un de ses patrouilleurs, le Cormoran. Le semi-rigide SNS 6295 Président Jacques Lebrun de la station SNSM de Boulogne-sur-Mer, ainsi que le canot tous-temps SNS 077 Notre Dame de Risban des sauveteurs en mer de Calais ont complété le dispositif nautique, alors que des équipes médicales du SMUR et du SDIS étaient déployées à bord de différents moyens.
Ce drame ravive le souvenir de naufrage du 24 novembre 2021 où 27 personnes ayant pris place dans un canot gonflable avaient péri au large de Calais. Si aucun autre naufrage n’a été aussi meurtrier depuis, les décès de migrants prenant place dans des canots avec de plus en plus de personnes se sont généralisés. Dans la nuit du 22 au 23 avril, par exemple, cinq migrants (trois hommes, une femme et une petite fille) sont morts dans le même secteur, au large de Wimereux. Le canot comptait 112 personnes, en tout. Depuis le début de l’année, 25 personnes sont mortes en tentant la traversée entre la France et la Grande-Bretagne.
© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.