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L’épidémie de Coronavirus a de sérieuses conséquences pour le travail des ONG venant en aide aux migrants en Méditerranée. En effet, les équipages du Sea-Watch 3 et de l’Ocean Viking sont confinés à bord devant les ports siciliens de Messine et Pozzallo. Une mesure imposée par les autorités italiennes, alors que le pays est frappé par l’épidémie de Covid-19.

Le 23 février, l’Ocean Viking a débarqué à Pozzalo, en Sicile, 274 rescapés secourus lors de trois opérations distinctes. Ils ont été immédiatement placés en quarantaine. Mais l’Ocean Viking a aussi dû jeter l’ancre devant le port pour une mesure préventive de confinement de 14 jours. Dans un premier temps, l’ONG SOS Méditerranée a dit entendre ces « préoccupations », tout en indiquant qu’elle demanderait des « précisions aux autorités italiennes pour mieux comprendre cette décision ». En effet, elle expliquait redouter « un nouvel épisode d'anxiété injustifié auprès du public concernant les personnes secourues en mer » voire que l’épidémie serve « de prétexte pour empêcher l’Ocean Viking de reprendre sa mission de sauvetage en Méditerranée centrale ». Depuis, la température et la santé de l’équipage sont contrôlés et signalés deux fois par jour par les médecins de MSF présents à bord. Et, « rien ne laisse suspecter qu’un membre de l’équipage a contracté ou a été exposé au virus ».

L’équipage du Sea-Watch 3 a subi le même sort, après avoir débarqué 194 rescapés à Messine, le 27 février. L’ONG Sea-Watch a expliqué que son équipe médicale avait travaillé avec le ministère de la Santé italien et qu’aucun de ses « invités » n’avait de symptômes en quittant le navire.

Elle a aussi rappelé que l'Organisation Maritime Internationale (OMI) recommandait d’éviter les restrictions ou retards sur les mouvements des navires, des personnes et des biens. Pour Sea-Watch, « la quarantaine du Sea-Watch 3 et de l’Ocean Viking n’est qu’un prétexte pour discriminer les ONG et les personnes secourues ». Le 27 février, SOS Méditerranée a aussi haussé le ton, soulignant que, depuis le début de la quarantaine à bord de l’Ocean Viking, « aucune justification » n’avait été fournie et ajoutant que « cette action semble viser les ONG SAR (seach and rescue, ndlr), les autres navires en ports italiens ne subissant pas le même sort ».

 

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