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Le patrouilleur polaire Astrolabe est arrivé le 28 mars à La Réunion après avoir passé 5 mois et demi en mission de soutien à la logistique antarctique (MSLA) pour le compte de la collectivité des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) et de l’Institut polaire français (IPEV). En effet, le navire a réalisé cinq rotations entre la ville australienne d’Hobart en Tasmanie et la base française Dumont d'Urville (distante de 2700 km). Livré l’année dernière par le chantier naval Piriou de Concarneau, l’Astrolabe est armé par un équipage de la Marine nationale qui signe son retour dans cette partie du Globe depuis l’expédition de l’aviso Commandant Charcot il y a 67 ans.

 

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© PIRIOU

Le nouvel Astrolabe à la base Dumont d'Urville (© PIRIOU)

 

Un ravitaillement précieux

L’Astrolabe a cheminé en Terre d’Adélie près de 1000 tonnes de fret (vivres, matériels divers, véhicules) et 1600 m3 de gasoil dit Special Antarctic Blend pour résister aux très basses températures. « (Ces moyens logistiques) sont à la fois destinés au fonctionnement de la base Dumont d’Urville mais également au « raid » entre celle-ci et la base franco-italienne Concordia, située à 1 200 km à l’intérieur du continent de glace, l’une des trois seules bases opérant au cœur du continent sur les hauts plateaux glacés », indique l’administration des TAAF. De même, près de 200 personnes, scientifiques et techniciens, ont été transportées par le bateau. Malgré des conditions météorologiques difficiles, le confort du navire a été appréciable.

 

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© MARINE NATIONALE

L’Astrolabe en bordure de banquise à 20 km de la base Dumont d’Urville (© MARINE NATIONALE)

 

Deux rotations ont permis d’atteindre directement la base Dumont d’Urville

SI la glace était réduite en cette saison, elle était tout de même encore suffisante pour empêcher la navigation. Lors des deux premiers mouvements, le patrouilleur polaire s’est arrêté à respectivement à 40 et 20 km de la station. Le ravitaillement alors été acheminé par hélicoptère et par un train routier spécial étudié par l’IPEV. Les troisièmes et quatrièmes tournées ont permis à l’Astrolabe d’accoster à Dumont d’Urville. Quant à la dernière, il lui a fallu une nouvelle fois faire avec la barrière de glace (arrêt à 41 km de distance) et un ravitaillement uniquement aérien cette fois-ci.

 

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© MARINE NATIONALE

Le train spécial équipé de systèmes de flottaison conçu par l'IPEV (© MARINE NATIONALE)

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© PIRIOU

Caravane IPEV du raid qui ravitaille la base franco-italienne Concordia à partir de celle de Dumont d’Urville (© PIRIOU)

 

Place aux patrouilles

Il est maintenant impossible de s’approcher de la Base Dumont d’Urville par mer. En attendant la prochaine MSLA, l’Astrolabe est donc maintenant à disposition de l’Action de l’État en Mer. Après une période de maintenance sur place, il sera employé pour des missions de souveraineté, de police des pêches, de lutte contre les trafics illicites en océan Indien et dans les eaux australes françaises.

 

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre article sur le retour d’expérience de ce premier déploiement

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