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L’équipage de l’Ocean Viking a vécu des jours éprouvants. Après avoir constaté un naufrage qui a fait 130 victimes, le 22 avril, dans des conditions de mer difficiles, le navire humanitaire de l’ONG SOS Méditerranée est venu en aide, le 27 avril, à 236 personnes, dont 119 mineurs, qui avaient pris place dans deux embarcations pneumatiques. Elles étaient en détresse dans les eaux internationales de la zone de recherche et de sauvetage libyenne. Elles ont été prises en charge par l’équipage de l’Ocean Viking qui a pu débarquer les rescapés à Augusta, en Sicile.

A la suite du naufrage, l’équipage avait trouvé une douzaine de morts. « Dans les heures qui ont précédé la découverte des restes du naufrage, aucune information n'a été communiquée par les autorités compétentes à l'Ocean Viking, seul navire de sauvetage humanitaire alors présent dans la zone. Aucun centre de coordination des secours maritimes n'a assuré une coordination efficace du cas de détresse. Ce n'est qu'après-coup que l'agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes Frontex a révélé que c'était l’un de ses avions de patrouille qui avait lancé deux appels MAYDAY pour le bateau en détresse. Trois navires marchands et l'Ocean Viking, navire de sauvetage civil, se sont coordonnés entre eux dans la zone pour organiser la recherche de survivant.e.s », déplore l’ONG, dans un communiqué. « Sept ans après la fin de l'opération Mare Nostrum, SOS Méditerranée demande toujours qu'un dispositif européen de recherche et de sauvetage efficace, conforme au droit et répondant à des valeurs d’humanité, soit rétabli de toute urgence. »

Nombreux sauvetages

Onze autres migrants sont morts noyés et douze ont été récupérés par les garde-côtes libyens, dimanche 2 mai. Leur canot pneumatique avait fait naufrage au large de la ville de Zaouia, dans l’ouest de la Libye.

Par ailleurs, le Sea Watch 4 de l’ONG allemande Sea Watch a porté secours à 455 personnes. Il a enchaîné six opérations en seulement quatre jours, entre le 29 avril et le 1er mai. Cet ancien navire de recherche scientifique s’est vu indiquer le port de Trapani pour débarquer les migrants. Ce navire avait été bloqué de septembre à mars pour des motifs administratifs en Italie. Il avait dû passer par un chantier avant de reprendre ses opérations ces jours derniers.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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