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Xavier de la Gorce, le président de la SNSM, a déjà l’image en tête : « Un essaim de bateaux rassemblé autour de la vedette des sauveteurs en mer pour exprimer leur reconnaissance ». Cette scène va se jouer ce samedi, à midi, devant plus d’une vingtaine de stations SNSM de Bretagne, à quelques centaines de mètres des côtes. C’est le moment fort du Mille SNSM, nom donné à la deuxième édition de la journée nationale des sauveteurs en mer.

Un symbole de reconnaissance

Sur le littoral breton, comme partout en France, entre amis ou en famille, à bord de voiliers habitables, de bateaux à moteur, d’embarcations légères, ou même à la nage, l’objectif sera le même : rejoindre en mer la vedette SNSM la plus proche, dans un grand élan de solidarité. À midi pile, les sauveteurs embarqués feront scintiller leurs feux à main orange et actionneront leur corne de brume, avant d’être chaleureusement salués par une pluie d’applaudissements. L’image promet d’être belle, sur l’eau bien sûr, mais aussi à terre, où le public présent le long des côtes acclamera celles et ceux qui interviennent au large toute l’année, et sur les plages l’été, par tous les temps.

1 917 personnes secourues en 2017 en Bretagne

Le but ? « Susciter la générosité », explique Xavier de la Gorce. Car si la SNSM bénéficie d’un soutien financier de l’État et des collectivités - et qu’elle se bat pour en obtenir plus -, 80 % de ses recettes proviennent, encore et toujours, des donateurs privés. Sans eux plus de sauvetage en mer, comme on le connaît aujourd’hui. Les 1 460 interventions réalisées dans la région qui ont permis de secourir de 1 917 personnes en 2017 devraient être assurées par un autre organisme !

On pourrait imaginer une contribution obligatoire, évidemment, imposée aux 4 millions de plaisanciers réguliers ou occasionnels qui naviguent chaque année sur le littoral français. « Mais la valeur bénévolat ne se conjugue pas bien avec le terme taxe », souligne Xavier de la Gorce. Pour lui, la participation volontaire à la reconnaissance de la mission accomplie par ses hommes et ses femmes correspond bien mieux à l’esprit de l’association.

De plus en plus de « plaisanciers du dimanche »

Il en faut combien, de petits gestes supplémentaires ? « Si 150 000 plaisanciers réguliers donnent chacun 30 euros par an, la pérennité de la SNSM est assurée, explique-t-il. Ce n’est pas grand-chose. Moins que le prix d’une place de cinéma par mois ». Cela permettrait de renouveler la flotte, de recruter et de former les nouveaux volontaires et de permettre aux 1 630 bénévoles de la SNSM en Bretagne de venir à notre secours dans de bonnes conditions. Car la principale activité de ces gens de mer aujourd’hui n’est plus, comme à sa création il y a 50 ans, d’aller chercher des pêcheurs professionnels au large, mais bien de venir en aide à des plaisanciers, souvent « du dimanche », qui risqueraient, sans eux, de payer très cher leur imprudence. Et ils sont de plus en plus nombreux séduits par les nouveaux supports à se jeter à l’eau. « L’amateurisme dans la plaisance se développe », constate Xavier de la Gorce. La SNSM a donc besoin de soutien pour s’adapter à ce nouveau contexte. Le « Mille » est aussi là pour en rappeler l’importance.

Le Mille SNSM ce week-end en Bretagne

Une vingtaine de stations mobilisées : voir la liste

Une station « phare » : Bénodet

Un événement : le Morbihan paddle Trophy à Auray

Un article de la rédaction du Télégramme

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