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Un mois après l’attaque jihadiste d’une rare violence survenue le 24 mars, à quelques kilomètres du projet gazier Mozambique LNG, dans la province de Cabo Delgado, Total a confirmé la suspension des travaux. Le groupe pétrolier français « confirme le retrait de l’ensemble du personnel du projet Mozambique LNG du site d’Afungi ». Cette localité se trouve à 10 kilomètres de la ville portuaire de Pemba où une insurrection jihadiste a temporairement pris le contrôle, perpétrant des massacres. Cette situation sécuritaire « conduit Total, en tant qu’opérateur du projet Mozambique LNG, à déclarer la force majeure ». Le groupe fait part de sa « solidarité » avec le gouvernement mozambicain, tout en souhaitant qu’il puisse, avec ses partenaires, « rétablir la sécurité et la stabilité de manière durable ».

Afungi doit accueillir une usine avec deux trains de liquéfaction avec une capacité qui pourrait aller jusqu’à 43 millions de tonnes par an. Le gaz doit être pompé sous la mer, (dans les champs de Golfinho et Atum, situés dans la concession Offshore Area 1), acheminé par gazoduc vers Afungi, pour être transformé avant d’être exporté par des méthaniers.

Ce projet à 17 milliards d’euros devait entrer en production en 2024, mais les travaux sont entravés par l’insurrection jihadiste Ahlu Sunna wal Jamaa, qui a prêté allégeance à l’Etat islamique en 2019. Déjà, Total avait évacué une partie de son personnel en décembre 2020 après une série d’attaques. Les travaux venaient de reprendre le jour même où l’attaque de grande ampleur a visé Pemba. Des dizaines de personnes ont alors été tuées. Avant même cette attaque, les jihadistes avaient déjà tué 2600 personnes et entraîné le déplacement de 700.000 autres.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

 

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