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En Baltique, les travaux pour le projet stratégique de gazoduc Nord Stream 2 ont repris en décembre dernier. Mais sera-t-il un jour mis en service ? Tandis que des navires usines géants tentent de terminer au plus vite l’ultime portion connectant directement l’Allemagne aux ressources gazières russes puisées dans le grand nord sibérien, une bataille oppose tenants du projet, Russie et Allemagne en tête, face à ses détracteurs, notamment l’Ukraine et la Pologne, qui ont trouvé un allié de poids avec l’intervention des Etats-Unis.

Nord Stream 2 est un projet chiffré à 9.5 milliards d’euros pour déployer un gazoduc de 1230 kilomètres. Il traverse les eaux de cinq pays (Russie, Finlande, Suède, Danemark et Allemagne) afin de faire transiter 55 milliards de m3 de gaz par an. Deux tuyaux, soit 2460 kilomètres de canalisations, doivent longer, presque tout du long, un autre gazoduc similaire, Nord Stream 1, raccordant directement la Russie (depuis Ust-Luga, près de la frontière avec l’Estonie) à l’Allemagne (Greifswald). Ce projet est mené par le géant russe Gazprom, qui en finance la moitié, le reste provenant de cinq énergéticiens européens (le français Engie, l’anglo-néerlandais Shell, l’autrichien OMV Aktiengesellschaft, ainsi que les allemands Uniper et Wintershall Holding).

Le pipeline acheminera du gaz russe vers le marché de l’Union européenne où il représente déjà autour de 40% des importations. Ce qui fait de la Russie le premier fournisseur de gaz naturel des Vingt-sept, loin devant la Norvège (environ 20%). Une dépendance qui pourrait encore augmenter avec l’épuisement des ressources en mer du Nord.

 

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