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Il y avait comme un trou dans la raquette. Entre la bonne vieille VHF et la dispendieuse liaison satellite, il manquait un procédé intermédiaire pour réussir à recevoir et envoyer des informations en haut débit. L'utilisation des téléphones et des tablettes 3G arrivant en limite de portée à quelques milles de la côte, les ingénieurs de Thales, MVG (Microwave Vision Group), Télécom Bretagne, Déti et Alcatel Lucent ont imaginé ce système S@ilink, un boîtier miniaturisé (2 kg) équipé de deux antennes large bande. Installé sur la plage arrière ou sur le point le plus élevé d'un bateau, le système optimise la connexion avec le réseau LTE (4G) et autorise des communications à plus de 10 Mbits pour des distances dépassant les 10 milles nautiques (18 km).

Testé au large de Brest

Testé jusqu'à 20 milles (38 km) au large de Brest, le système permet encore de disposer d'un débit au moins supérieur à une connexion domestique de qualité en zone urbaine. Une connexion classique par téléphone, tablette ou ordinateur portable permet difficilement de télécharger de lourds fichiers en mer. « Ça coupe, il faut recommencer sans cesse. Cela peut devenir un critère de sécurité sur un bateau », confirme le skipper professionnel Eric Defert associé à la présentation. Le système a été éprouvé dans la houle et dans diverses conditions météo. On y branche directement son ordinateur via un lien Ethernet ou on connecte un routeur Wi-Fi pour un réseau sans fil haut débit qui profite à l'ensemble du navire. Au prix d'un abonnement téléphonique classique ! Le boîtier équipé de son antenne est commercialisé autour de 1.100 € TTC. La solution s'adresse aux particuliers comme aux professionnels de la mer évoluant plus particulièrement dans la bande côtière. Navires à passagers entre les îles, navires scientifiques, fermes éoliennes, gardes-côtes, SNSM... « Nous avons une capacité de production de 5.000 boîtiers par an sur notre site de Plouzané (29) », précise le patron de MVG, Philippe Garreau, qui se fait un point d'honneur à proposer « un produit 100 % français ». La cible est internationale, avec une simple adaptation de la carte électronique à réaliser pour les zones Amérique et Asie. Le site de MVG au Technopole à Plouzané (30 personnes sur les 340 du groupe) se dit prêt à relever le défi du haut débit côtier.MVG est présent dans 9 pays, sur 20 sites, dont 7 de production. 51,50 M€ de chiffre d'affaires en 2013 (+11 %)

 

Un article de la rédaction du Télégramme

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