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Avec une cinquantaine de stations en Bretagne et des centaines de vies sauvées chaque année, la SNSM compte, ici. Mais il y a quelques mois, partout en France, ses membres s'étaient émus de la perte possible des aides que l'association perçoit des pouvoirs publics. Une aide voisine de 20 % du budget de la SNSM. Une aide sans laquelle la vie des stations serait en péril.

 

105205 tfr Xavier de la Gorce (à gauche, au côté Jacques Bruère, président de la station de Camaret), a fait le point sur l'avenir de la structure, à l'occasion du congrès départemental de la SNSM Finistère.

Xavier de la Gorce et Jacques Bruère, président de la station de Camaret (© : LE TELEGRAMME)

 

Aides : « C'est acté ! »

Hier, à Camaret, Xavier de la Gorce, président national de la SNSM, a donc tenu à confirmer les engagements pris par le Premier ministre, Manuel Valls, lors de sa visite à Brest, en décembre dernier. « Il nous a été assuré la semaine dernière, aussi bien à Matignon qu'auprès du secrétaire d'État chargé de la Mer, que les Départements et les Régions pourront continuer à nous soutenir (...) Au niveau national, nous avons eu des rapports privilégiés avec des parlementaires bretons qui nous ont appuyés pour faire aboutir ces modifications législatives. C'est acté ».

1,5 M€ de l'État en 2015 ? « Pas de raison de douter »

Le deuxième engagement pris par Manuel Valls, c'est abonder la dotation de l'État à la SNSM d'un million et demi pour 2015. « Il n'y a pas de raison de douter que l'engagement sera respecté. Nous avons déjà pré-engagé une partie de cette somme pour notre formation, nos constructions neuves ou nos grands carénages. Deux rapporteurs rendront une expertise, fin juin, pour une analyse réelle des besoins de la SNSM », assène Xavier de la Gorce qui n'ignore pas qu'il sera nécessaire pour l'association de s'assurer d'autres rentrées pérennes.

Cap sur la taxe éolienne

« Notre ambition, c'est de préempter une partie de la taxe éolienne. Cette taxe sera versée par les opérateurs d'éoliennes. Aujourd'hui, la loi prévoit que 55 % aillent aux communes qui sont dans le cône de visibilité et 35 % aux pêcheurs. 15 % de cette taxe sont flottants. Nous demandons au préfet maritime de nous soutenir pour que la SNSM puisse bénéficier de 5 %. La recette serait de 4 M€ par an. Nos investissements, c'est 6 M€ par an. Aujourd'hui, les réactions tant au niveau étatique que parlementaire sont favorables. C'est un combat collectif et c'est de ma responsabilité de le mener ».

Un article de la rédaction du Télégramme

 

 

 

 

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