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Deux compagnies ont été mandatées pour organiser le sauvetage du minéralier VLOC (Very large ore carrier) Stellar Banner : Ardent et Smit. Dans un premier temps, un plan a été présenté aux autorités brésiliennes pour vider les cuves du navire qui se trouve échoué à soixantaine de milles des côtes, depuis le 26 février, afin d’éviter toute marée noire. Il s’agit de vider 3500 tonnes de fuel lourd et 140 tonnes de gasoil. Les opérations doivent avoir lieu dans les semaines à venir, en fonction des conditions météo.

En attendant, une inspection sous-marine a été menée sur le navire, que l’équipage a volontairement échoué après avoir constaté une voie d’eau en quittant Ponta da Madeira avec un chargement de 275.000 tonnes de minerai de fer. Ces observations révèlent que le navire, qui reste stable depuis qu’il est échoué, est posé sur un banc de sable et le poids suffisamment réparti pour ne pas générer de stress sur la structure.

Des irisations avaient été aperçues dans un premier temps autour du Stellar Banner. Mais aucune nouvelle fuite n’a été repérée depuis, selon l’armateur, qui indique que les premiers barrages flottants disposés autour du navire ont été ôtés, après discussion avec la marine brésilienne et Ibama (Institut brésilien de l’environnement et des ressources naturelles renouvelables). Deux navires (des OSRV) de la compagnie pétrolière Petrobras restent néanmoins sur zone pour intervenir si besoin.

L’armateur sud-coréen Polaris Shipping a connu une série d’incidents ces dernières années. Ainsi, le Stellar Daisy, un autre VLOC de près de 150.000 tjb, avait sombré en moins de cinq minutes par gros temps dans l’Atlantique Sud, le 31 mars 2017, au large de l’Uruguay. 22 des 24 membres d’équipage étaient morts dans la catastrophe. Le 18 février, quelques jours seulement, avant l’accident à bord du Stellar Banner, Kim Wan-Jung, patron de Polaris Shipping, a été condamné pour ne pas avoir signalé des défauts de structure sur le navire. Le Stellar Daisy était un ancien pétrolier (VLCC Capesize), lancé en 1993, juste avant que la convention Marpol impose que ces géants soient dotés d’une double coque.

Par la suite, d’autres pétroliers convertis en minéraliers pour Polaris Shipping (19 des 32 navires de la flotte l’étaient) ont subi des avaries inquiétantes. Par exemple, quelques jours après le drame du Stellar Daisy, le Stellar Unicorn avait dû subir des réparations au Cap, après que des fissures sur la coque aient été repérées. Des fissures étaient aussi apparues sur le pont du Stellar Queen, au-dessus de certains ballasts, alors qu’il était en route entre la Chine et le Brésil. Finalement, plusieurs de ces vieux navires ont été vendus pour pièces.

 

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