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Les origines de la pollution marine ont été passées au crible par le GESAMP, un groupe d’experts scientifiques nommés par une dizaine d’entités des Nations Unies, dont l’Organisation Maritime Internationale. Un phénomène qui est, étonnamment, relativement peu documenté dans la littérature scientifique. Rappelant l’urgence de réduire drastiquement la pollution en mer, les scientifiques ont identifié cinq sources majeures pour celle-ci. L’abandon des engins de pêche est l’une d’entre elles : filets, bouées ou encore éléments métalliques sont régulièrement retrouvés abandonnés en mer. Selon le rapport, ces derniers sont souvent liés à des pertes en mer suite à des évènements météo ou des accidents et amènent des problèmes d’ingestion et d’étranglement pour les animaux marins, en plus de la pollution des espaces marins et des plages.

Le rapport rappelle ensuite que l’aquaculture provoque de nombreux déchets côtiers, prenant notamment la forme de filets, sacs plastiques, des cages ou d’autres équipements plastiques. Notamment le polystyrène expansé qui représente la majeure partie des pollutions de l’aquaculture.

Le transport maritime et la plaisance ont également leur part de responsabilité. Outre les rejets opérationnels accidentels, régulés par la convention Marpol, les bateaux sont à l’origine de beaucoup de pollution de micro-plastiques et de déchets en général. La pollution en provenance des anti-foulings est également remarquée. Le rapport pointe, là aussi, un grand manque d’éléments chiffrés et documentés à ce sujet.

Il y en a ensuite, la pollution liée aux rejets de matériels en mer. Outre des déchets jetés depuis les navires ou la terre, le rapport note également la prépondérance de la pollution en provenance des boues de dragage.

Enfin, toutes les autres activités, comme la surveillance météo, l’industrie offshore pétrolière et gazière, les récifs artificiels sont également passées en revue.

En conclusion, le rapport pointe que la pollution de source maritime est un poids important dans la dégradation globale des océans, bien que celle-ci ne soit, pour le moment, pas complètement quantifiable.

- Consulter le rapport (en anglais)

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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