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Plus haute juridiction de l’ONU, la Cour internationale de justice de La Haye a statué le 12 octobre dernier sur un différend entre le Kenya et la Somalie en faveur de cette dernière. Dans cet arrêt « définitif, sans appel et obligatoire », elle a estimé qu’il n’y avait « pas de frontière convenue » entre les deux pays et tracé une nouvelle frontière dans l’océan Indien.

D’un côté, la Somalie estimait que la frontière maritime devait être dans le prolongement de sa frontière terrestre. De l’autre, le Kenya revendiquait une frontière parallèle à la latitude. En jeu : un triangle d’eau d’environ 100.000 km2.

 

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© CIJ

(© CIJ)

 

Finalement pour tracer la nouvelle frontière, les juges ont adopté, en gros, la méthode de Mogadiscio, qui avait lancé la procédure, en 2014, tout en l’ajustant légèrement en faveur du Kenya. De plus, la CIJ n’a pas donné suite à des demandes de réparation de la Somalie.

 

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© CIJ

(© CIJ)

 

Nairobi, par la voix du président Uhuru Kenyatta, a rejeté la décision de la CIJ, tandis que son homologue somalien Mohamed Abdullahi Mohamed demandait au « pays voisin » qu’il « respecte le droit international et abandonne son ambition ».

Derrière ce conflit se trouvent des ressources. Tout d’abord halieutiques. La zone est riche de poissons (thon, espadon) et langoustes pêchés par les habitants de l’archipel de Lamu. Mais il pourrait aussi y avoir des hydrocarbures dans le sous-sol marin. Le Kenya a d’ailleurs octroyé des licences d’exploration à Eni ou Total.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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